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Un leader de l’opposition cambodgienne a déposé une requête auprès d’un tribunal californien contre Facebook, lui demandant de divulguer ses transactions avec le Premier ministre de son pays, qu’il accuse d’avoir faussement gonflé sa popularité en achetant de fausses nouvelles et en diffusant de fausses informations.

La pétition, déposée le 8 février, nous permet de mieux découvrir le pouvoir de Facebook de saper les démocraties dans un cadre juridique. Le pétitionnaire, Sam Rainsy, affirme que Hun Sen, le Premier ministre, « a utilisé le réseau pour menacer ses opposants politiques et les dissidents, diffuser de fausses informations et manipuler sa popularité et celle du régime, cherchant ainsi de la légitimité auprès des gens.

Rainsy allègue que Hun avait utilisé des « fermes de clic » pour augmenter artificiellement sa popularité, en achetant des « j’aime ». La pétition affirme que Hun avait atteint une notoriété étonnante sur Facebook en très peu de temps, soulevant des questions quant à savoir si cette popularité était légitime.

Sean Parker

Cette nouvelle sur le pouvoir de Facebook est connue depuis longtemps, il y a quelques mois, Sean Parker un ancien président de Facebook, avait avoué que ce réseau a été créé pour exploiter la « vulnérabilité » humaine. Il avait dit :

Les fondateurs de Facebook savaient qu’ils étaient en train de créer quelque chose d’addictif qui exploitait une vulnérabilité de la psychologie humaine. Cela change littéralement votre relation avec la société, les uns avec les autres. Il interfère probablement avec la productivité de manière bizarre. Dieu seul sait ce qu’il fait au cerveau de nos enfants.

Il a expliqué que lorsque Facebook a été développé, l’objectif était: « Comment faire consommer le plus de temps possible et retenir l’attention des gens ? » C’est cet état d’esprit qui a conduit à la création de fonctionnalités telles que le bouton « j’aime » qui donnerait aux utilisateurs « un peu de dopamine » pour les encourager à télécharger plus de contenu et à demeurer plus longtemps captif de Facebook.

Parker a expliqué qu’au tout début de Facebook, les gens lui disaient qu’ils n’étaient pas sur les réseaux sociaux parce qu’ils appréciaient leurs interactions dans la vie réelle. Il a répondu : « OK. Mais vous y serez ». Puis il a ajouté : »C’est une boucle de rétroaction de validation sociale, parce que vous exploitez une vulnérabilité de la psychologie humaine. »

[via Slashdot I The Guardian]