informatique_quantique_microsoft_Q_sharp_2018

L’informatique quantique, qui utilise la nature de la mécanique quantique et le comportement étrange des particules comme la superposition et l’intrication, permettra d’avoir des ordinateurs incroyablement puissants. Toutefois si vous voulez faire quelque chose avec l’informatique quantique, vous avez besoin d’un langage de programmation qui peut tirer parti de ses capacités. Microsoft a sa propre version; appelé Q # (prononcé « Q-sharp »), qui a été introduite à la fin de 2017 sur Windows et est maintenant disponible sur MacOS et Linux.

Comme le rapporte Ars Technica, l’offre de programmation quantique de Microsoft comprend deux éléments. D’abord, il y a le langage Q-sharp, qui cherche à tirer parti de la nature unique de l’informatique quantique, tout en le rendant accessible aux programmeurs traditionnels plutôt qu’aux seuls physiciens quantiques, travaillant avec la technologie informatique quantique.

Le deuxième élément est de rendre un simulateur quantique disponible pour exécuter des programmes quantiques. Étant donné que le matériel informatique quantique en est encore à ses débuts, il n’y a pas beaucoup de possibilités d’exécuter des programmes quantiques sur des machines réelles. Par conséquent, Microsoft a conçu un simulateur pour exécuter des programmes quantiques et aider les développeurs à apprendre à utiliser et à comprendre l’informatique quantique.

Il existe deux versions du simulateur; la première est destinée à de petits ordinateurs et naturellement plus petit signifie moins puissants. Il faudra donc utiliser un PC relativement puissant, car la simulation de 32 bits quantiques nécessite 32 Go de RAM. L’ajout d’un autre bit double la RAM qui est nécessaire, ce qui signifie que les exigences matérielles peuvent rapidement augmenter. La deuxième version permet de répondre aux besoins des programmeurs plus exigeants, Microsoft mettra à leur disposition une version « cloud » plus puissante du simulateur.

Microsoft est également l’une des entreprises qui travaillent sur la création d’un ordinateur quantique réel, dans son cas en utilisant un «qubit topologique» moins exigeant que d’autres conceptions en matière de nombre de qubits nécessaires pour la vérification d’erreurs et correction, mais contrairement à d’autres conceptions de qubit, il faut encore refroidir à près du zéro degré Kelvin (qui est −273,15 °C) et donc ajouter une complexité de composants.

Pour l’instant, Microsoft espère avoir un qubit unique fonctionnel d’ici la fin de 2018. Entre-temps, les développeurs auront accès à Q-sharp et au simulateur de Microsoft pour commencer à perfectionner leurs compétences en programmation quantique. Rappelons en terminant qu’un qubit (quantum + bit) est la plus petite unité de stockage d’information quantique. C’est l’équivalent quantique du bit en informatique.

[via Digital Trends]