larynx_bionique_2018

Les scientifiques de l’Institut MARCS de l’Université Western Sydney en Australie ont mis au point un larynx artificiel révolutionnaire non invasif, qui pourrait être utilisé pour redonner la voix aux patients dont les larynx ont été retirés à la suite d’un cancer.

Ce qui rend ce Larynx Pneumatique Artificiel (PAL) différent d’autres larynx artificiels, est le fait qu’il ne nécessite pas d’implantation chirurgicale et utilise le système respiratoire du patient pour fonctionner.

Les électrolarynx consiste à implanter chirurgicalement un dispositif prothétique dans la stomie, qui est une ouverture artificielle pratiquée dans le cou par un chirurgien. Non seulement cette approche est invasive, mais elle peut exposer les patients à des infections et peut produire une voix qui semble tendue et chuchotée.

« Malgré les progrès émergents dans de nombreux domaines de la bionique, une prothèse bionique fonctionnelle pour les patients laryngectomisés (amputés du larynx) n’a pas encore été réalisée, occasionnant une incapacité vocale à vie pour ces patients », écrivent les chercheurs.

Le larynx «bionique» offre une approche alternative. C’est un appareil électronique qui utilise la respiration du patient pour créer un « bourdonnement ». Celui-ci est ensuite converti en discours par le mouvement des lèvres et de la langue de l’utilisateur. Le résultat est un électrolarynx qui peut remplir la fonction du larynx, mais sans le discours dégradé ou les risques de santé associés à d’autres approches. C’est une avancée technologique qui permettrait à des milliers de patients de retrouver une vie plus normale.

De plus, les chercheurs de la Western Sydney University prévoient de développer le projet afin de créer une prothèse vocale bionique pneumatique qui prendrait la forme d’une petite « unité de contrôle » fixée sur le cou du patient, avec une unité « source vocale » sur le palais de la bouche d’un porteur.

Un article décrivant cette découverte, intitulé « A pneumatic Bionic Voice prosthesis — Pre-clinical trials of controlling the voice onset and offset », a été récemment publié dans la revue Plos One.

source : Western Sydney University