chauves_souris_2018

Les biologistes de la faune ont mis des drones à l’œuvre en comptant des baleines, en vérifiant des nids d’oiseaux et en découvrant des braconniers. Maintenant, ils ont conçu un drone qui peut planer au sein des essaims de chauves-souris qui volent rapidement dans un ciel nocturne en pleine noirceur.

Ce drone ou Chirocopter (nommé Chiroptera, le nom scientifique des chauves-souris) est équipé d’un microphone pour enregistrer les cliquetis d’écholocation (les sons que les chauves-souris utilisent pour naviguer) et d’une caméra thermique qui peut détecter les chauves-souris. Une technologie similaire a été utilisée pour enregistrer les chauves-souris au sol, mais le Chirocopter a un avantage car il peut être placé n’importe où dans un espace 3D, rapporte l’équipe ce mois-ci dans Methods in Ecology and Evolution.

Voici un exemple, l’équipe a déployé un Chirocopter à l’extérieur d’une grotte au Nouveau-Mexique qui abrite environ 800 000 chauves-souris brésiliennes. Juste avant l’aube, les chauves-souris forment des agrégations denses et retournent à la grotte le long d’une «autoroute» aérienne à des vitesses dépassant les 100 kilomètres à l’heure. L’équipe a manœuvré le Chirocopter pour qu’il puisse planer au milieu de l’essaim pendant 84 minutes à des altitudes allant de 5 mètres à 50 mètres – et il y avait tellement de chauves-souris que les scientifiques ont enregistré 46 cliquetis d’écholocation par minute.

Les chercheurs espèrent qu’après être retournés à la grotte pour obtenir plus de séquences et d’enregistrements, ils seront en mesure de comprendre comment ces mammifères à vol rapide dévient leur vol pour ne pas se heurter les uns aux autres. Les Chirocopters pourraient également être mis en œuvre dans d’autres endroits pour étudier comment les chauves-souris qui se déplacent autour de certaines structures artificielles. Aucune chauve-souris n’a été blessée lors des tests de cette technologie – ils ont tous fait un déportement très rapide, pour ne pas enter en collision avec le Chirocopter.

Cela démontre qu’ils possèdent un système d’écholocation très perfectionné, et c’est précisément ce que ces scientifiques cherchent à mieux comprendre, car il pourrait être éventuellement utilisé par des drones, afin de faciliter leur vol sans avoir à utiliser des algorithmes complexes, ou des ordinateurs souvent difficiles à utiliser ou qui alourdissent l’appareil.

[via Science]