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Les programmes scientifiques de la NASA recevront un énorme coup de pouce avec ce projet de loi 2018 approuvé par le Congrès cette semaine, permettant aux chercheurs de continuer à développer un orbiteur et un atterrisseur pour étudier les lunes de Jupiter comme Europe, et des sondes pour prélever des échantillons du sol de la planète Mars.

Les scientifiques étaient heureux d’apprendre que cette hausse sera de 7,9%, à 6,2 milliards de dollars, accordée au compte des sciences de la NASA. Dans ce total, les sciences planétaires de l’agence obtiennent une augmentation encore plus importante, avec une augmentation de 20,7% à 2,2 milliards de dollars, le plus haut niveau jamais atteint après l’ajustement pour l’inflation et les changements programmatiques au fil des ans.

Les programmes des sciences de la terre de l’organisme recevront un financement forfaitaire de 1,9 million de dollars, tandis que l’héliophysique augmentera de 1,5% pour atteindre 688 millions de dollars. L’astrophysique est un le grand gagnant, avec une augmentation de 13,3%, à 850 millions de dollars. Les législateurs ont également sauvé les programmes d’éducation de la NASA, que la Maison-Blanche a tenté de fermer.

Des projets prioritaires

«Il est difficile d’être plus heureux», affirme Casey Dreier, directeur de la politique scientifique The Planetary Society, un groupe de défense des intérêts à Pasadena, en Californie. « Nous devons apprécier ces rares moments d’accord pour investir dans notre capacité scientifique de découvertes. »

Les législateurs ont également soutenu des projets que les scientifiques avaient désignés comme hautement prioritaires, mais que l’administration du président Donald Trump avait prévu de mettre un terme en 2018. En outre, le Congrès a augmenté les dépenses pour le télescope spatial WFIRST (Wide Field Infrared Survey Telescope), que la Maison-Blanche a proposé le mois dernier lors de la présentation de son budget pour 2019.

Le plus grand des télescopes

WFIRST sera le prochain grand télescope en orbite de la NASA après le télescope spatial James Webb, dont le lancement est prévu en 2019 et qui sera utilisé pour étudier les exoplanètes et l’énergie sombre. Mais, comme le télescope Webb, WFIRST fait face à des dépassements de coûts, a déclaré un panel indépendant en octobre dernier. Dans ce projet de loi de finances de 2018, le Congrès a signifié son intention de surveiller de plus près ce projet, ordonnant à la NASA d’élaborer de nouvelles estimations des coûts.

En soutenant les missions d’astronomie et de retour d’échantillons pour la planète Mars, le Congrès a approuvé les meilleurs choix dans un sondage décennal publié en 2011. Mais les législateurs ont également continué à défendre l’atterrisseur d’Europe, qui selon l’administration Trump, n’était pas prioritaire.

Une augmentation qui n’a pas fait pas l’unanimité

Dreier note que bien que cette administration ait refusé d’inclure la mission vers Europe dans ses demandes budgétaires, le Congrès depuis 2013 a systématiquement donné au programme scientifique planétaire de la NASA plus que ce que la Maison-Blanche a demandé. En conséquence, son budget a augmenté d’environ 50% au cours des 5 dernières années. Cette croissance a permis à la NASA de financer le développement de la mission vers Europe sans trop compromettre d’autres projets. Bien que certains scientifique ne fût pas heureux de ce financement.

En effet, les dépassements de coûts pour le télescope Webb, par exemple, ont dévoré la majeure partie du budget d’astronomie de l’agence pendant des années, rendant difficile le démarrage ou le maintien d’autres projets. En fin de compte, l’administration Trump devra approuver la construction de l’atterrisseur pour la lune Europe, avant qu’il puisse passer à la phase de planification.

[via Science]