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Imaginez un vaccin qui peut «guérir» les allergies aux arachides; une réaction allergique qui toucherait plus de 500 000 personnes en France. Grâce à une recherche effectuée au Mary H. Weiser Food Allergy Center de l’Université du Michigan, l’allergie aux arachides pourrait être éradiquer.

Les chercheurs de l’établissement ont mis au point un vaccin nasal spécial et démontré son efficacité chez la souris. Le vaccin est une nanoémulsion permettant d’augmenter la réponse immunitaire naturelle du corps. Après seulement quelques doses mensuelles du vaccin, les souris ont été temporairement protégées contre les réactions allergiques après l’exposition aux arachides. Cette immunisation contre la réaction s’est poursuivie pendant deux semaines après l’administration de la dose finale de vaccin. La durée exacte est toujours à l’étude.

Trois doses seraient suffisantes

«Notre groupe travaille à la mise au point de vaccins en tant qu’immunothérapies sécuritaires et durables pour traiter l’allergie alimentaire», a déclaré Jessica O’Konek, chercheuse au Centre d’allergie alimentaire Mary H. Weiser, à Digital Trends. « Nous avons étudié notre vaccin expérimental dans des modèles murins d’allergie aux arachides et avons constaté que trois doses du vaccin modifiaient les réponses immunitaires à l’arachide, supprimant les composants de la réponse qui sont connus pour entraîner des réactions allergiques.

Un fait important, les souris qui ont reçu le vaccin avaient des réactions significativement moins graves à l’exposition aux arachides par rapport aux souris qui ont reçu le placebo. Ces résultats démontrent que seulement trois doses du vaccin peuvent conférer une protection contre les réactions allergiques aux arachides.  »

Bien que ce travail ne soit actuellement réalisé qu’avec des souris, il s’agit d’une avancée potentiellement significative qui pourrait un jour être utilisée chez l’humain.Un autre fait intéressant, les souris ayant une réaction allergique aux arachides présentaient des symptômes similaires à ceux des humains, notamment des démangeaisons de la peau et de la difficulté à respirer.

Tester la durée de la protection

« Nous sommes en train de tester combien de temps la protection induite par le vaccin dure, ainsi qu’étendre nos études pour inclure d’autres allergènes alimentaires », a poursuivi O’Konek. « Nous étudions également de plus près les mécanismes par lesquels ce vaccin fonctionne, et nous espérons que nous allons aller de l’avant vers des essais cliniques chez les humains. » Un article décrivant cette découverte a été récemment publié dans The Journal of Allergy and Clinical Immunology.