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Une puissance plus faible des systèmes Kilopower, comme la version d’un kilowatt, peuvent alimenter un grille-pain, alors que la plus grande version, un modèle de 10 kilowatts, peut faire beaucoup plus. Quatre ou cinq de ces unités pourraient être utilisés pour alimenter un habitat sur Mars et surtout ils ne dépendraient pas du soleil, ce qui signifie qu’ils pourraient être utilisés sur des planètes moins ensoleillées que la nôtre, dans des régions ombragées et lors de tempêtes de poussière bloquant la lumière.

.«La taille compacte et la robustesse de Kilopower nous permettent de livrer plusieurs unités sur un seul atterrisseur à la surface d’une planète, ce qui fournit des dizaines de kilowatts de puissance», a déclaré Steve Jurczyk, administrateur associé de la NASA en janvier 2018.

En mars 2018, l’équipe qui s’occupe de la mise au point de Kilopower a effectué un test de puissance de 20 heures au Nevada, dans le but de confirmer les performances prévues par ce système. Ce dernier a été conçu pour être aussi prêt que possible pour le vol et l’environnement de Mars, et a été construit pour imiter celui de l’espace – afin de voir aussi comment ce système pourrait fonctionner dans l’espace.

Tout au long de ce test, Kilopower a satisfait ou dépassé les attentes des chercheurs, produisant plus de puissance thermique que ce qui était prévu et des températures stables face à des conditions plus extrêmes. Par exemple, couper le système de refroidissement ou le faire augmenter à son niveau maximal, a produit un changement de température de seulement 15 degrés et parfois moins.

Dave Poston, concepteur en chef des réacteurs au Laboratoire national de Los Alamos, a déclaré que l’importance de ces tests était difficile à surestimer. Le système Kilopower est le premier concept de réacteur à fission à être développé aux États-Unis depuis plus de 40 ans, et les tests les plus récents ont fourni de précieuses données afin d’évaluer son infrastructure.

L’équipe a également démontré que les opérations passives de Kilopower – une fois qu’elles étaient lancées, l’intervention humaine n’était pas nécessaire pour les maintenir en marche ou pour les réguler – et qu’elles étaient fiables. Sur la base de ses performances des tests, Kilopower est largement prêt à l’emploi pour la science spatiale à court terme et est plus proche d’être disponible pour l’exploration spatiale à long terme.

À l’avenir, l’équipe de Kilopower prévoit de mener des démonstrations en vol, bien qu’il n’y ait pas encore de calendrier pour cela. Au cours des 18 prochains mois, ils vont travailler pour déterminer exactement ce qui sera nécessaire pour concevoir, construire, certifier et piloter ces réacteurs.

Crédit image: NASA