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Les scientifiques ne savent pas qui crée ces émissions de CFC, ni d’où elles viennent. Les résultats d’une étude suggèrent qu’elles pourraient provenir de quelque part en Asie de l’Est, mais elles ne peuvent pas être localisées plus précisément. « Quelqu’un triche », a déclaré Duwood Zaelke, un expert du Protocole de Montréal, au Washington Post. « Il y a une légère possibilité qu’il y ait une libération involontaire, mais elles indiquent clairement qu’il y a de fortes preuves que cela c’est réellement produit. »

Les chercheurs ont examiné une gamme d’explications alternatives à cette hausse, y compris une augmentation de la démolition des bâtiments contenant des résidus de gaz, mais ont conclu que cela ne pouvait pas expliquer cette augmentation significativement. En outre, il existe aujourd’hui de nombreuses alternatives efficaces au produit chimique, ce qui rend difficile la compréhension de sa production et de son marché.

Le CFC-11 (Trichlorofluorométhane) a été principalement utilisé dans les mousses de polymères, et peut durer jusqu’à 50 ans dans l’atmosphère. Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement, si les émissions ne sont pas maîtrisées, elles pourraient ralentir le taux de récupération de la couche d’ozone de 22%, tout en le rendant vulnérable à d’autres menaces – ce qui serait un coup dur pour l’une des plus grandes réussites environnementales.

Zaelke a ajouté que le Protocole de Montréal a une histoire bien établie d’application de ses règles, et qu’il ne peut pas se permettre de risquer son dossier de conformité à cette surprenante découverte. « Ils vont trouver les coupables », a-t-il dit. « Cela insulte tous ceux qui y travaillent depuis 30 ans, c’est un groupe d’experts coriaces. »

[via: The Washington Post]