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Nous savons tous que l’exercice est nécessaire pour être en bonne santé. Mais selon une nouvelle étude, cela irait encore plus loin, l’exercice améliorerait les symptômes de la schizophrénie. En effet, selon une nouvelle étude l’exercice aérobie peut réduire directement les symptômes négatifs de la schizophrénie

Pour réduire les effets négatifs de la schizophrénie 

L’exercice est bon pour nous. Ce n’est pas une nouveauté, mais un nombre croissant de recherches commencent à suggérer que l’exercice peut améliorer divers déficits cognitifs, dans des conditions que nous ne pensions pas que l’activité physique pourrait affecter. Une nouvelle étude sur les effets de l’exercice aérobic sur la schizophrénie a confirmé qu’il atténuait effectivement les symptômes négatifs associés à cette maladie.

Notre compréhension de la complexité de la schizophrénie s’est rapidement développée au cours des dernières années. Ce qui était auparavant considéré comme un problème de santé mentale a maintenant été étendu à un trouble beaucoup plus complexe, qui peut même avoir des racines inflammatoires dans le corps entier.

Il existe également de plus en plus de preuves que l’exercice peut directement améliorer les symptômes associés à la schizophrénie. Cette étude menée par une équipe de chercheurs taïwanais a étayé cette hypothèse avec des cas-contrôles solides portant sur exactement quel type d’exercice peut entraîner des effets bénéfiques pour les personnes diagnostiquées avec cette maladie.

Une étude

L’équipe a pris 62 sujets ayant la schizophrénie de diagnostiquée et les a divisés en deux groupes: un groupe qui faisait de l’exercice au moins 30 minutes par jour jusqu’à cinq fois par semaine pendant 12 semaines, et un groupe témoin qui a suivi un programme moins intense mais de la même durée.

Tous les participants ont continué à prendre leur traitement antipsychotique durant cette étude, et ont été évalués par un psychiatre trois fois: au début de l’essai, à la fin et trois mois après. Le psychiatre évaluateur ne savait pas quel groupe était celui qui faisait plus ou moins d’exercice, de sorte qu’il n’était pas influencé pour procéder à son évaluation.

Les résultats étaient très clairs: l’exercice aérobic réduisait significativement les symptômes négatifs et cette psychopathologie chez tous les sujets par rapport au groupe témoin qui suivait un programme de faible intensité. Un fait intéressant; les améliorations ont continué d’augmenter après le programme initial de 12 semaines, comme l’indiquait le suivi qui s’est fait pendant trois mois. Cependant, on ne sait pas si cela est dû au fait que les patients ont continué à faire de l’exercice de façon indépendante, car cela n’a pas été contrôlé par l’étude.

Des hypothèses pour expliquer ces résultats

Il existe plusieurs hypothèses qui pourraient expliquer comment ce type d’exercice peut réduire les symptômes négatifs associés à la schizophrénie. Une explication parmi plusieurs autres est que l’exercice aérobic pourrait augmenter les niveaux d’une protéine cérébrale importante appelée facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF). Certaines données indiquent que les taux sériques bas du BDNF dans le cerveau sont associés à la schizophrénie, il est donc logique de supposer que l’exercice qui augmente le taux de BDNF réduirait les symptômes négatifs de cette maladie.

D’autres hypothèses suggérées pour expliquer ces résultats incluent les niveaux de glutamate dans le cerveau qui s’élève après une séance intense d’exercice, qui réduirait les symptômes de la schizophrénie, de même que l’exercice aidant à réguler l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, une zone du cerveau qui semble dysfonctionnel chez les sujets atteints de schizophrénie.

Cette nouvelle étude a été publiée dans la revue Frontiers in Psychiatry.