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Ceux qui demeurent dans certains pays, où l’hiver peut être relativement intense, il peut se produire ce que nous appelons une tempête de verglas, qui bien souvent paralyse les véhicules. Dans les cas moins extrêmes, une petite couche de verglas se déposera sur les vitres des voitures, mais les résultats sont les mêmes; il devient impossible d’utiliser son véhicule, car le verglas recouvre les pare-brises, limitant ainsi la visibilité.

Un revêtement à l’échelle nanométrique

Mais une solution pourrait bientôt être offerte aux propriétaires de véhicules, dont les vitres sont recouvertes de glace. En effet, des chercheurs de l’ETH Zurich en Suisse sont sur la sellette – et leur solution implique une technologie assez révolutionnaire. Ce qu’ils ont développé est un revêtement à l’échelle nanométrique, activé par le soleil, composé de deux matériaux; l’or et le dioxyde de titane.

Ensemble, ces matériaux ont une propriété unique d’absorption de la lumière du soleil, ce qui leur permet de dégivrer rapidement les vitres gelées. Ce matériau combiné peut dégivrer les vitres sans affecter la transparence du verre ou causer des dommages, comme des égratignures.

Éliminer le gel en absorbant la lumière du soleil

«Nos métasurafaces peuvent inhiber ou éliminer le gel en absorbant la lumière du soleil; une source d’énergie renouvelable et propre», a déclaré Efstratios Mitridis, chercheur au Laboratoire de thermodynamique des technologies émergentes. « En ajustant l’épaisseur du revêtement, nous pouvons les rendre transparents en même temps. Ces métasurfaces peuvent être déposées sur une variété de substrats commercialement importants, y compris le verre et les acryliques. »

« Redonnez de la transparence et de l’absorption est la clé d’une prévention efficace du givrage et du dégivrage pour des applications nécessitant de la visibilité. », explique Mitridis.

Améliorer la performance du revêtement

Les chercheurs ont jusqu’ici testé leur nanorevêtement ultra-mince sur des matériaux commerciaux. Cependant, le docteur Hadi Eghlidi, un autre chercheur sur le projet, nous a expliqué que la commercialisation de leur revêtement poserait des défis supplémentaires. « Cela nécessiterait une fabrication à grande échelle pour que ce revêtement soit rentable; une étape importante sur laquelle nous travaillons actuellement », a déclaré M. Eghlidi. « En parallèle, nous travaillons sur de nouveaux designs et matériaux pour améliorer la performance de notre revêtement. »

L’ETH Zurich n’est pas le seul laboratoire de recherche à trouver une solution à ce problème. L’année dernière, des chercheurs avaient développé un revêtement novateur où une surface en aluminium hydrofuge emprisonnait des millions de minuscules poches d’air sous une couche de glace. Cela accélèrerait la vitesse de décongélation de manière significative.

Un article décrivant ce nouvelle recherche de l’ETH Zurich, intitulée «Metasurfaces Leveraging Solar Energy for Icephobicity», a récemment été publié dans la revue ACS Nano. Tout ce que nous souhaitons à cette équipe est qu’elle parvienne à rendre rentable son revêtement, pour le plus grand bien des pays ayant des hivers particulièrement intenses.