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La valeur de Facebook a dégringolé de 119 milliards de dollars jeudi, soit la baisse la plus spectaculaire des actions de toute l’histoire boursière américaine, après que l’entreprise de Mark Zuckerberg ait annoncé un ralentissement de la croissance du nombre d’utilisateurs suite à une série de scandales.

Wall Street en panique

Les investisseurs ont frénétiquement vendu des actions Facebook mercredi après-midi, poussant le prix de l’entreprise à la baisse de 18 pour cent juste après que la cloche ait sonné à la bourse de New York. Il a encore chuté jeudi pour clôturer à la de la baisse de 19 % durant cette journée.

Le déclin précipité a été déclenché par l’annonce de Facebook que les gains des revenus ne suivraient pas la croissance des dépenses, ce qui signifie des bénéfices plus faibles. Cette baisse éclipse les 91 milliards de dollars qui ont affecté la valeur d’Intel au plus fort de sa faillite de la technologie dot-com, un jour de septembre 2000.

La capitalisation boursière d’Apple a chuté de 60 milliards de dollars le 24 janvier 2013 après que la société ait annoncé sa plus faible croissance des bénéfices en une décennie, tandis que la valeur d’Exxon Mobil a été réduite de 53 milliards de dollars en un jour en octobre 2008.

M. Zuckerberg pourra se réconforter du fait qu’Apple est maintenant évaluée à plus de trois fois le montant de son émission de 60 milliards de dollars alors qu’Exxon s’échange à environ 30 % sur son prix en octobre 2008. Le fabricant de puces Intel n’a pas encore retrouvé le niveau atteint au sommet de la bulle technologique.

La plus faible croissance des utilisateurs

Toujours sous le choc d’une réaction contre les fausses nouvelles et les scandales liés à la vie privée, Facebook a livré mercredi de mauvaises nouvelles sous la forme de sa plus faible croissance du nombre d’utilisateurs, depuis plus de deux ans. Cependant, cela signifiait encore que Facebook comptait 2,23 milliards d’utilisateurs actifs par mois – près d’un tiers de la population mondiale – à la fin de juin, soit 11 % de plus que l’année précédente.

Un scandale de confidentialité des données impliquant la société de conseil politique Cambridge Analytica et des informations erronées sur WhatsApp contribuant aux massacres de la foule en Inde, ont ajouté à la pression sur Facebook pour réévaluer comment ses services assuraient la sécurité des données des utilisateurs. Le scandale Cambridge Analytica a suscité plusieurs excuses de la part de M. Zuckerberg et a généré des appels pour que les utilisateurs désertent Facebook.

Le chiffre d’affaires de Facebook a progressé à son rythme le plus lent en presque trois ans, avec des ventes en hausse de seulement 14% à 13,2 milliards de dollars au deuxième trimestre. Zuckerberg reconnaît aussi les limites de cette croissance via les publicités, qui alimentent le géant de la quasi-totalité de ses revenus. Mais le réseau mondial a toujours devant lui des opportunités de croissance importantes.

La disparition de facebook ?

Facebook sera-t-il a l’abri d’une nouvelle crise dans les mois à venir ? Selon plusieurs analystes tout est possible. Mais étant la plate-forme la plus fréquentée,  si cela se produit, ce processus se fera probablement très lentement. En fait il n’y a que le temps qui nous dira si cette chute spectaculaire était une crise temporaire ou si facebook est condamné à disparaitre à long terme.

Source : Independent