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Le stéthoscope serait-il en passe de devenir un instrument pittoresque d’antan ? Peut-être, car des scientifiques allemands ont utilisé avec succès le radar pour surveiller les battements cardiaques des personnes – et cette technologie pourrait permettre un diagnostic plus précis des maladies cardiaques.

Le radar pour évaluer la santé cardiaque

L’un des problèmes avec les stéthoscopes est le fait que lorsqu’il s’agit de diagnostiquer des pathologies telles que les souffles cardiaques, l’évaluation repose sur l’opinion et l’expérience du médecin qui écoute les battements cardiaques du patient. C’est pourquoi les ingénieurs en électronique du Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg (FAU) ont développé ce qu’ils prétendent être un système radar plus objectif.

Créé en partenariat avec l’Université de technologie de Brandebourg et l’Universitätsklinikum Erlangen, il mesure les vibrations à l’échelle du micromètre de la poitrine du patient, causées par les battements du cœur. « En principe, nous utilisons une méthode similaire pour détecter la vitesse dans la circulation routière », déclare Christoph Will, candidat au doctorat à la FAU. « Au cours de ce processus, une onde radar est dirigée vers la surface d’un objet et elle est réfléchie. Si l’objet bouge, la phase de l’onde réfléchissante change. Ceci est utilisé pour calculer la force et la fréquence du mouvement de la poitrine dans notre Cas. », explique Christoph Will.

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Une alternative aux stéthoscopes

Lorsqu’il a été testé sur des volontaires qui se reposaient ou qui venaient d’exercer des activités vigoureuses, le système de radar présentait un taux de corrélation de 92% avec un électrocardiographe (ECG). La légère divergence aurait été due au fait que le système radar ne pouvait pas lire la même partie du thorax en même temps que l’ECG.

On espère maintenant qu’une fois développée, cette technologie pourrait être utilisée comme une alternative aux stéthoscopes, en détectant et en évaluant numériquement de minuscules variations du rythme cardiaque, qui pourraient indiquer des problèmes de santé. Des scientifiques de l’Université de Kyoto au Japon travaillent également sur un système de suivi de la fréquence cardiaque basé sur le radar. Donc ce n’est pas quelque de nouveau ou d’étrange, mais c’est très prometteur pour les patients atteints d’une maladie cardiaque.

Source : FAU