OSIRIS-REx

Le long voyage de deux ans de l’OSIRIS-REx de la NASA vers l’astéroïde Bennu est entré dans sa dernière étape, avec la sonde sans pilote qui commence officiellement la phase d’approche. Il se placera lentement sur cette roche spatiale, prenant ses premières images le long de son chemin avant de prendre un échantillon pour que les scientifiques puissent l’étudier ici sur Terre.

OSIRIS-REx a été lancé en 2016

OSIRIS-REx a décollé au sommet d’une fusée Atlas V en septembre 2016 et a passé une année en orbite silencieuse autour du Soleil, avant d’utiliser la gravité terrestre pour se projeter dans l’espace pour son rendez-vous avec l’astéroïde. À environ 2 millions de kilomètres de Bennu, OSIRIS-REx est en train d’atterrir.

Au cours de cette phase d’approche, la sonde entrera en orbite autour de Bennu pour la première fois et utilisera sa suite d’instruments scientifiques pour rechercher des dangers dans son environnement. Il permettra également de localiser visuellement Bennu pour la première fois, en rassemblant des images afin que les scientifiques puissent construire un modèle détaillé de l’astéroïde et comprendre comment il se déplace dans l’espace.

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Comme Bennu se déplace autour du Soleil à une vitesse moyenne de 101 000 km/h, OSIRIS-REx s’en approche avec précaution en effectuant une série de manœuvres de freinage tout en se mettant côte à côte avant de s’y accrocher le 3 décembre 2018.

La phase « Touch-And-Go » 

Cette phase de la mission s’appelle la manœuvre « Touch-And-Go » (TAG) et permettra à l’engin spatial d’utiliser son bras d’échantillonnage pour prélever un échantillon de régolithe de la surface de Bennu. Pour faciliter les choses, l’engin spatial fera exploser la surface avec de l’azote afin de ramasser de la poussière et des petits cailloux; la manœuvre complète prendra cinq secondes.

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OSIRIS-REx quittera alors Bennu, mais pas avant que le contrôle de la mission confirme qu’il a reçu l’échantillon. Cela implique une manœuvre astucieuse qui fera tourner la sonde avec son bras d’échantillonnage étendu à mesure qu’elle se détachera de l’astéroïde. En comparant l’inertie de l’engin spatial lors de ce déplacement à un tour à vide effectué précédemment, les scientifiques seront en mesure de mesurer la taille de l’échantillon.

Le vaisseau spatial s’éloignera doucement de Bennu puis réanimera ses principaux moteurs en mars 2021 pour se positionner sur une trajectoire pour l’orbite terrestre. La poussière de l’astéroïde et la roche, maintenues en toute sécurité à l’intérieur de la SRC (Sample Return Capsule), seront ensuite libérées dans l’atmosphère terrestre suivant une trajectoire vers la surface, tandis que OSIRIS-REx effectuera une manœuvre de déviation pour entrer dans une orbite stable autour du Soleil.

Analyser l’échantillon

Lorsque le SRC sera parachuté dans le désert de l’Utah en septembre 2023, il marquera la fin d’un voyage de sept ans, mais ne sera que le début pour les scientifiques intéressés par la composition de Bennu et les astéroïdes en général.

Les astéroïdes primitifs comme celui-ci sont restés pratiquement inchangés depuis qu’ils se sont formés il y a près de 4,5 milliards d’années et les scientifiques commenceront rapidement à analyser l’échantillon jusqu’au niveau atomique, pour étudier sa composition chimique.

Ils seront à la recherche de ressources potentielles pour l’exploitation commerciale, d’indices sur les origines du système solaire et de composés organiques pouvant servir de base à la vie, tels que les sucres et les acides aminés.

Source : NASA