ICESat-2-nasa

Samedi le 15 septembre, la NASA lancera son laser spatial le plus avancé de tous les temps dans le cadre d’une mission d’un milliard de dollars visant à révéler l’impact du changement climatique sur l’élévation de la surface de la calotte glaciaire. Appelé ICESat-2, le satellite d’une demi-tonne décollera vers 5h46 du matin depuis la base aérienne de Vandenberg en Californie.

Le satellite de la NASA ICESat-2

C’est la suite d’une précédente mission quinquennale, ICESat, qui s’est achevée en 2009. Le premier ICESat a permis de démontrer la manière dont la couverture de glace a disparu des régions côtières du Groenland et de l’Antarctique. En tant que successeur, ICESat-2 fournira plus de détails sur la situation dans son ensemble en examinant comment la couverture de glace change au cours d’une année.

Mieux comprendre le changement climatique

La mission suit quatre des années les plus chaudes de ces dernières années, allant de 2014 à 2017. On espère que ces données aideront les scientifiques à mieux prévoir l’élévation du niveau de la mer et à mieux comprendre le changement climatique et ses effets.

Richard Slonaker, directeur du programme ICESat-2 à la NASA, a déclaré aux journalistes avant le lancement que cette mission était «exceptionnellement importante pour la science».

ICESat-2 possède une paire de lasers (le second en cas de pépin), qui se déclenche 10 000 fois par seconde. Bien qu’il ne produise pas assez de chaleur pour endommager la glace, il permettra au satellite de prendre des mesures incroyablement détaillées. Ces mesures seront prises environ tous les 70 cm le long du trajet du satellite. Il sera utilisé pour vérifier la pente et la hauteur de la glace, pas seulement la zone couverte.

Une mission d’une durée de 3 ans

«La mission recueillera suffisamment de données pour estimer le changement d’altitude annuelle dans les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique, même si elle ne dépasse pas quatre millimètres, soit la largeur d’un crayon à mine», a déclaré la NASA dans un communiqué.

La mission ICESat-2 devrait durer trois ans. Mais il y a suffisamment de carburant à bord pour le laisser continuer pendant une décennie si le contrôle de la mission décide que cela est important.