écran-nanoparticules-couleurs-plus-fidèles

Des chercheurs ont créé des écrans constitués de nanoparticules qui reproduisent plus fidèlement les couleurs tout en étant respectueux de l’environnement, et qui pourraient être utilisés dans les smartphones.

Alors que la plupart des smartphones sont dotés d’écrans OLED, une équipe de chercheurs a créé un tout nouveau type d’écran qui est constitué de nanoparticules, afin d’offrir des couleurs plus fidèles, tout en étant respectueuses de l’environnement. De plus, à terme, ils pourraient remplacer les écrans actuellement utilisés dans nos dispositifs mobiles.

Des écrans constitués de nanoparticules

En effet, les écrans des smartphones ne représentent pas toujours avec précision les couleurs telles que nous les percevons. Plus précisément, les écrans des smartphones reproduisent environ 70% du spectre lumineux. Pour faire de meilleurs écrans, des chercheurs ont concentré leurs efforts sur le développement de nanoparticules émettant de la lumière. Leur découverte a été publiée dans NPG Asian Matérials.

Cependant, le métal – le cadmium – utilisé dans ces nanoparticules émettant de la lumière est hautement toxique, ce qui limite ses applications dans la recherche médicale et dans les produits de consommation. Il est donc nécessaire de créer des versions non toxiques de ces nanoparticules qui reproduisent les couleurs avec précision et de manière très économe en énergie.

Dans cette étude, des chercheurs de l’Université d’Osaka ont fabriqué des nanoparticules de semi-conducteurs en utilisant des matériaux plus respectueux de l’environnement, à savoir le disulfure d’indium argenté revêtu d’une coquille constituée de gallium et de soufre.

Des couleurs très pures

«Nous avons synthétisé les nanoparticules non toxiques de la manière habituelle: en mélangeant tous les ingrédients et en le réchauffant. Mais en modifiant les conditions de synthèse les noyaux de nanoparticules ainsi que les coques, nous avons pu obtenir des rendements fantastiques et des couleurs très pures », a déclaré le professeur Susumu Kuwabata de l’Université d’Osaka, au Japon.

L’enfermement de nanoparticules dans des coques à semi-conducteurs n’est pas un concept nouveau, mais les coques classiquement utilisées contiennent des atomes à l’intérieur de celles-ci. En revanche, les auteurs de cette recherche ont réussi à produire un revêtement plus amorphe.

«Les particules de disulfure d’indium argenté émettaient des couleurs plus pures après avoir été revêtu de sulfure de gallium. Nous pensons que la nature moins rigide de ce matériau en forme de coquille a joué un rôle important pour rendre les nanoparticules plus adaptables.», a déclaré Kuwabata et son assistant Taro Uematsu.

Des nanoparticules dans des coquilles

Ces résultats démontrent qu’il est possible de créer des nanoparticules non toxiques sans cadmium avec de très bonnes propriétés colorantes en encapsulant des noyaux de nanoparticules dans des coquilles amorphes.

Cette découverte signifie que dans quelques années nous pourrions avoir des écrans de smartphones qui ne seraient plus faits d’OLED (Organic Light-Emitting Diode), mais bien de nanoparticules, dont l’abréviation n’a pas encore été déterminée.

Source: Osaka University
Crédit photo : rawpixel