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Des chercheurs chinois ont mis au point une stratégie biomimétique qui pourrait ouvrir la voie à un traitement ciblé du cancer du sein.

Une équipe de scientifiques en Chine a créé des nanoparticules qui imitent les cellules immunitaires pour traiter le cancer du sein métastatique. Leurs résultats ont été publiés dans Advanced Materials.

Des nano-vésicules imitant les lymphocytes T

Les cellules immunitaires telles que les lymphocytes T cytotoxiques jouent un rôle important dans la reconnaissance et la destruction des cellules anormales. Cependant, le micro-environnement de la tumeur est souvent immunosuppresseur, ce qui signifie que les cellules immunitaires sont «désactivées» par des molécules produites par les cellules cancéreuses, ce qui permet au cancer de persister et de se propager dans tout le corps.

Dans la présente étude, des scientifiques dirigés par le professeur Li Yaping de l’Institut de médecine des matériaux de Shanghai de l’Académie chinoise des sciences (CAS) ont créé des nano-vésicules imitant les lymphocytes T cytotoxiques. La nano-vésicule contenait une coquille dérivée de la membrane cellulaire qui encapsulait le bleu de méthylène et le cisplatine, qui sont toxiques pour les cellules cancéreuses.

Comme ces nano-vésicules avaient des «visages» semblables à ceux des cellules normales du corps, elles pouvaient persister dans la circulation avant de s’infiltrer dans la tumeur.

Un laser pour libérer leur charge toxique

Les chercheurs ont pu suivre en temps réel l’accumulation des nano-vésicules dans les cellules cancéreuses du sein. Un fait important, les nano-vésicules pourraient être déclenchées par un laser pour libérer leur charge toxique dans les tumeurs du sein. Contrairement aux lymphocytes T cytotoxiques qu’ils imitent, les nano-vésicules ne sont pas supprimées par le microenvironnement tumoral.

Inhiber la métastase pulmonaire de 97%

À l’aide de modèles animaux, les chercheurs ont démontré que les nano-vésicules pouvaient entraîner une régression partielle des tumeurs primitives du sein et inhiber la métastase pulmonaire de 97%.

Ils ont noté que cette approche pourrait inspirer les futures nanomédicaments biomimétiques qui répondent aux signaux chimiques, physiques ou biologiques des tumeurs.

Source: Chinese Academy of Sciences