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Après des décennies de recherche, nous disposons de nombreuses preuves démontrant l’importance du sommeil pour la cognition et la consolidation de la mémoire. Il devient de plus en plus évident que les informations acquises pendant les états de veille sont imprimées plus profondément lorsqu’elles sont suivies d’une période de sommeil.

Une sieste nous aide à consolider notre mémoire

Par exemple une étude de 2016 a révélé que le sommeil constituait un élément essentiel pour des étudiants. Ces derniers devaient faire des siestes sporadiques pour les aider à mémoriser de l’information plus rapidement.

Personne ne se doutait de la valeur d’une bonne sieste, mais une nouvelle étude menée par l’Université de Bristol a révélé que de courtes siestes pouvaient même aider une personne à traiter des informations qu’elle n’était même pas consciente de percevoir. Cette étude ajoute du poids aux précédentes recherches, qui démontraient que le sommeil améliorait les capacités de résolution de problèmes d’une personne, suggérant qu’une sieste aidait à traiter des informations inconscientes.

Cette étude a recruté 16 sujets en bonne santé et leur a confié deux tâches différentes: une tâche de contrôle et une tâche principale masquée. La tâche de contrôle est un défi de réponse classique, dans lequel un sujet répond après l’affichage d’un carré bleu ou rouge sur un écran, tandis que la tâche principale masquée est tout à fait plus fascinante.

Cela implique qu’on leur montre un mot sur un écran pendant environ une seconde, mais immédiatement avant ce mot, un autre mot leur est montré, pendant 30 ou 40 millisecondes. Ce mot est suivi d’un masque ressemblant à « XXXXX » pendant 500 millisecondes. Ainsi, le stimulus en trois parties jouerait dans les lignes suivantes: Paix – XXXXX – Joie.

L’idée est que le premier mot n’est pas perçu consciemment, bien qu’il active une réponse neuronale. Les réponses neurales des participants aux tests ont été suivies à l’aide d’un EEG. Après la première série de tests, certains participants ont été invités à faire une sieste de 90 minutes, tandis que d’autres sont restés éveillés.

Une vitesse de réponse neurale améliorée 

Les tests ont ensuite été répétés et, curieusement, la cohorte de participants qui avaient fait des siestes a montré une vitesse de réponse neurale améliorée à la tâche principale masquée. Cependant, aucune différence n’a été identifiée dans les performances de la tâche de contrôle entre les deux groupes.

Les chercheurs ont émis l’hypothèse que la sieste de 90 minutes améliorait en quelque sorte la capacité des participants à traiter les informations subconscientes. Ainsi, lorsqu’ils refaisaient le test principal masqué, ils affichaient des réponses plus rapides.

Cette recherche offre un aperçu fascinant de la manière dont le cerveau traite des informations que nous ne percevons pas consciemment. L’équipe de recherche entame des études plus approfondies sur ce phénomène fascinant, et étudiera les mécanismes neuronaux sous-jacents qui devraient nous permettre d’optimiser notre apprentissage et notre prise de décision axée sur des objectifs à venir.

Les résultats de cette recherche ont été publiés dans The Journal of Sleep Research.

Source : University of Bristol