bleu-égyptien

Il y a des milliers d’années, les anciens Égyptiens ont créé un pigment bleu qu’ils ont utilisé pour représenter des dieux et la royauté. Dérivée de silicate de cuivre et de calcium, cette substance est maintenant connue sous le nom de « bleu égyptien ». Elle pourrait être utilisée à la fois pour économiser de l’énergie et pour générer de l’électricité.

Un pigment bleu pour économiser de l’énergie

Des recherches antérieures ont déjà montré que les surfaces recouvertes de « bleu égyptien » absorbaient la lumière visible entrante et l’émettent sous forme de lumière proche de l’infrarouge.

Dans une récente étude, des scientifiques du Lawrence Berkeley National Laboratory ont découvert que l’effet fluorescent était 10 fois plus puissant que prévu. En fait, le pigment émet presque 100% du nombre de photons qu’il absorbe, avec un taux d’efficacité énergétique allant jusqu’à 70% – les photons infrarouges ne transportent pas autant d’énergie que les photons de la lumière visible.

Sous la direction de Paul Berdahl, les chercheurs espèrent maintenant que ce pigment sera utilisé dans la peinture ou les bardeaux appliqués sur les toits des bâtiments, afin de refléter la lumière du soleil et de maintenir ainsi la fraîcheur des habitations, réduisant le besoin de la climatisation énergivore.

Il pourrait générer de l’électricité

La peinture blanche est déjà utilisée à cette fin, bien qu’elle ne soit généralement appliquée que sur des toits plats invisibles du sol – le bleu peut être un choix de couleur préférable pour les toits en pente plus visibles.

De plus, si ce pigment était utilisé pour teinter le verre des fenêtres, la lumière infrarouge émise pourrait être absorbée par des cellules photovoltaïques situées autour des bords de la fenêtre, ce qui les convertirait en électricité. Un document décrivant cette découverte a été publié dans le Journal of Applied Physics

Source: Berkeley Lab