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La commission française des énergies alternatives et de l’énergie atomique a révélé que la biologiste Anne Peyroche, directrice adjointe du laboratoire de génétique moléculaire de l’organisation, qui occupait également les fonctions de présidente par intérim du Centre national de la recherche scientifique, était complice de la publication de données falsifiées, selon un rapport du magazine français L’Express la semaine dernière le 8 octobre. Ce rapport, achevé en mai par l’Académie française des sciences, a ensuite été enterré par le CEA et le CNRS, selon l’article.

Anne Peyroche accusée de fraude

L’année dernière, les soupçons concernant le travail de Peyroche ont été soulevés sur le site de publication par les pairs PubPeer, où des utilisateurs anonymes ont signalé des traces d’images retouchées dans cinq articles qu’elle avait publiés entre 2001 et 2012. Suite à ces allégations, l’informaticien Antoine Petit a remplacé Peyroche en tant que président, il n’était pas clair à l’époque si ce remplacement était directement lié aux préoccupations suscitées par le travail de Peyroche.

Selon L’Express, le CEA a demandé à l’Académie des Sciences de France d’enquêter. En mai, un comité a rédigé un rapport de 31 pages indiquant que les articles de Peyroche contenaient 22 incidents de comportement répréhensible, dont six cas de «falsifications», la forme la plus flagrante de manipulation de données. «Il semble y avoir peu de doute que des inconduites difficiles à accepter ont été commises lors de la rédaction des cinq articles en question», et Peyroche était au moins partiellement responsable, a conclu la commission dans son rapport.

Les administrateurs du CEA et du CNRS ont supprimé les conclusions du comité, selon L’Express. En outre, selon le magazine, l’ancien chef adjoint du CEA, Daniel Verwaerde, était prêt à renvoyer Peyroche avant de céder les rênes du CEA à François Jacq, qui n’a rien fait. La ministre de la Recherche, Frédérique Vidal, a défendu Peyroche et a même demandé à Verwaerde de suspendre toute sanction prévue à son encontre.

Source : The Scientist