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Compter les baleines n’a jamais été aussi facile – les bateaux, même les avions, peuvent parcourir des distances limitées, et le site de capture de ces cétacés géants est aléatoire. Des chercheurs du British Antarctic Survey (BAS) à Cambridge ont démontré qu’ils pouvaient compter au moins quatre espèces différentes à l’aide d’images satellitaires prises à 600 kilomètres au-dessus de l’océan.

Des images satellitaires pour dénombrer les baleines

Auparavant, les caméras des satellites étaient inutiles pour détecter les baleines. Leur résolution, qui atteignait 46 centimètres au maximum, donnait à la plupart des baleines l’apparence de taches sur les images. Mais un nouveau satellite privé WorldView-3, d’une résolution de 31 centimètres, a permis à Hannah Cubaynes, étudiante diplômée de BAS, de dénombrer 200 baleines sur 4230 kilomètres carrés d’océan, a rapporté la semaine dernière ses collègues avec Marine Mammal Science.

Cubaynes a commencé avec sept images de quatre régions du monde connues pour héberger exclusivement des baleines franches, des rorquals communs, des rorquals à bosse ou des baleines grises du sud, à certaines périodes de l’année. «Oh mon Dieu» fut sa première réaction, car les baleines étaient si faciles à voir. Près de la moitié de ses identifications étaient définitives et les baleines semblaient si différentes depuis l’espace qu’elle espérait pouvoir différencier les espèces si elles apparaissaient ensemble dans les images suivantes.

Ce système contribuera aux efforts de conservation

Les chercheurs utiliseront ensuite ces images pour développer un programme informatique capable de détecter les baleines, dont l’identification sera confirmée par des experts. Cubaynes explique que le système contribuera aux efforts de conservation en permettant de mieux déterminer où vont les baleines et combien il y en a dans les océans.

Mais pour ce faire, elle doit d’abord comprendre comment tenir compte du vent, des reflets du soleil et des baleines qui sont perpendiculaires à la surface ou qui se déplacent et ne sont donc pas entièrement visibles, et comme pour les levés aériens et maritimes, les relevés par des satellites seront toujours gênés par le mauvais temps. Mais c’est une autre façon de découvrir si les baleines sont menacées, en sachant leur nombre avec plus de précision.

Source : Science