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Les attrape-mouches de Vénus ont une façon bien connue d’envoyer leurs victimes: ils attrapent des insectes curieux qui se dressent contre les poils de leurs gousses de piégeage des mouches (ci-dessus). Mais maintenant, les physiciens ont découvert que ce processus de déclenchement peut impliquer la libération d’une cascade de produits chimiques exotiques similaires à l’odeur d’ozone qui picote votre nez après un éclair.

Une cascade de produits chimiques

Pour étudier ce processus, les scientifiques ont utilisé un générateur électrique pour ioniser l’air dans un “plasma froid”, qu’ils doucement soufflé vers une gousse de piégeage dans leur laboratoire.
Normalement, la fermeture de la gousse est causée par un signal électrique créé lorsque deux ou plusieurs poils déclencheurs sont brossés. Mais des produits chimiques hautement réactifs dans le flux de plasma tels que le peroxyde d’hydrogène, l’oxyde nitrique et l’ozone ont eu le même effet, même s’ils ont été soufflés aux gousses trop doucement pour les déclencher par le mouvement. Ils ont rapporté cette découverte la semaine dernière à la Conférence annuelle de l’électronique gazeuse.
C’est une découverte utile parce que les types de molécules réactives d’oxygène et d’azote dans les plasmas froids jouent un rôle majeur dans les processus biologiques, y compris la signalisation cellulaire.
Mais normalement, de tels processus doivent être étudiés par des analyses complexes de cultures cellulaires. Avec l’attrape-mouche de Vénus, ils peuvent être observés directement, lorsque les gousses se ferment

Les chercheurs biomédicaux et les ingénieurs en aérospatiale

La compréhension de tels processus, selon les scientifiques, pourrait aider les chercheurs biomédicaux et les ingénieurs en aérospatiale à créer une nouvelle génération de “matériaux intelligents” qui pourraient utiliser des processus de signalisation similaires pour changer de forme au besoin, tout comme l’attrape-mouche de Vénus se ferme de façon réflexive lorsqu’elle sent sa proie.
Il s’agit d’un cas intéressant pour de nouvelles recherches, y compris un examen plus détaillé de la façon dont les différentes parties de la plante savent exactement comment se fermer au bon moment.
Source : Science