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Selon une étude menée par la Georgia State University, les cellules cérébrales impliquées dans la mémoire jouent un rôle important après un repas quant à la réduction des comportements alimentaires futurs. Cette découverte pourrait être essentielle pour comprendre et combattre l’obésité.

Ce que vous mangez influence vos futurs repas

Cette étude suggère que les neurones de l’hippocampe, une région du cerveau essentielle aux souvenirs personnels, inhibent les comportements alimentaires futurs en consolidant la mémoire du précédent repas. Ces résultats sont publiés dans la revue eNeuro. Selon des données venant des études PNNS et Estaban, 54% des hommes en France sont obèses ou en surpoids contre 44% des femmes, et la suralimentation est l’une des principales causes de cette épidémie.
«Les souvenirs d’aliments récemment consommés peuvent constituer un puissant mécanisme de contrôle du comportement alimentaire, car ils vous fournissent un enregistrement de votre consommation récente qui dure probablement plus longtemps que la plupart des signaux hormonaux et cérébraux générés par votre repas», a déclaré la Dre Marise Parent, associée. directeur du Neuroscience Institute et professeur de neuroscience et de psychologie à Georgia State. « Mais étonnamment, les régions du cerveau qui permettent à la mémoire de contrôler le comportement alimentaire futur sont en grande partie inconnues. »

Les cellules de l’hippocampe reçoivent des signaux

Les cellules de l’hippocampe reçoivent des signaux indiquant leur état de faim et sont connectées à d’autres zones du cerveau importantes pour démarrer et arrêter de manger. Les chercheurs ont tenté de déterminer si la perturbation de la fonction de l’hippocampe après un repas, lorsque la mémoire du repas se stabilisait, pourrait favoriser une alimentation ultérieure lorsque ces cellules fonctionnent normalement.
Ils ont testé cette théorie en utilisant une méthode avancée appelée optogénétique, qui utilise la lumière pour analyser les cellules individuelles. En utilisant cette technique pour inhiber les cellules de l’hippocampe après le repas des rats, les animaux ont mangé leur prochain repas plus tôt et ils ont mangé deux fois plus de nourriture, même si les cellules n’étaient plus inhibées pendant que les animaux mangeaient leur prochain repas. Cet effet a été observé quand les rats se sont vu offrir de la nourriture pour rongeurs, une solution de sucre ou de l’eau sucrée à la saccharine.

La saccharine produisait le même effet

Les chercheurs ont trouvé intéressant que les rats mangeaient plus de saccharine après avoir perturbé leur fonction hippocampique, car cet édulcorant non calorique produit très peu de signaux chimiques gastro-intestinaux. Ils ont conclu que l’effet observé était probablement dû à un effet de la consolidation de la mémoire plutôt qu’à une altération de la capacité à traiter les messages gastro-intestinaux.
Ces résultats ont des implications significatives pour comprendre les causes de l’obésité et les moyens de la traiter. Cette recherche soutient l’idée que des techniques qui favorisent la mémoire de ce que l’on mange, dépendant de l’hippocampe, pourraient se révéler des stratégies prometteuses pour réduire la quantité d’aliments ingérés et favoriser ainsi la perte de poids.
Source : Georgia State University
Crédit photo : Pixabay

Vos cellules cérébrales influencent vos futurs repasmartinSociété
Selon une étude menée par la Georgia State University, les cellules cérébrales impliquées dans la mémoire jouent un rôle important après un repas quant à la réduction des comportements alimentaires futurs. Cette découverte pourrait être essentielle pour comprendre et combattre l'obésité. Ce que vous mangez influence vos futurs repas Cette étude...