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Cinquante ans après la première mission humaine sur la Lune, l’ESA forme une nouvelle génération d’astronautes qui marchera à la surface de la Lune.

Des astronautes s’entraînent à marcher sur la Lune

Sur la base des résultats des missions Apollo de la NASA, ces nouveaux explorateurs utilisent des simulations de marches à Lanzarote, en Espagne, pour tester une gamme d’aides électroniques avancées, de nouveaux outils géologiques et des protocoles scientifiques améliorés pour rendre les excursions lunaires plus sûres et plus efficaces.
Parmi les inconvénients des astronautes qui reviennent sur la Lune après une absence de près d’un demi-siècle, il faut non seulement que les missions du 21ème siècle recréent les capacités d’Apollo à l’aide de la technologie du 21ème siècle, mais également réapprendre et améliorer de nombreuses compétences perdues sur deux générations à rester dans l’orbite proche de la Terre.
Cela est particulièrement important pour les programmes spatiaux européens, qui n’avaient encore jamais sérieusement envisagé un atterrissage lunaire habité.

Un terrain analogue à la Lune

Pour y remédier, l’ESA a mis en place sa campagne Pangea-X, qui utilise des tests de terrain analogues à la Lune que ceux utilisée pour entraîner les astronautes Apollo dans les années 1960.
Selon l’agence spatiale, le but de cette campagne est de combiner exploration spatiale, équipement de prélèvement de haute technologie et géologie. Ceci est fait en réunissant des géologues et des ingénieurs dans une région volcanique qui se substitue à la surface lunaire.
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Une partie de ce programme nécessite d’apprendre à travailler avec des combinaisons de pression semblables à celles de Neil Armstrong et Buzz Aldrin. Cela permet aux ingénieurs et aux futurs astronautes de tester de nouvelles idées et de nouveaux prototypes pour les mouvements des astronautes confinés dans une combinaison spatiale, comme par exemple ne pas pouvoir s’agenouiller ou se pencher, ainsi que des articulations à soufflets et des gants pressurisés. Cependant, l’utilisation de combinaisons sur le terrain n’est pas toujours pratique.
« Nous n’avons pas de combinaison lunaire pour ces tests, mais après avoir passé de nombreuses heures à s’entraîner avec les combinaisons spatiales de la NASA, nous sommes habitués aux limitations de la mobilité », explique Hervé Stevenin, instructeur de la sortie spatiale de l’ESA. « Nous avons appliqué ces connaissances – et notre mémoire corporelle – au test des outils lunaires. »

Les combinaisons spatiales sont équipées de plusieurs technologies

Selon l’ESA, les « combinaisons spatiales » portées par les marcheurs simulés sont équipées de caméras vidéo en direct permettant un contrôle d’une mission avec des panoramas à 360 degrés, des gros plans et des images microscopiques.
De plus, les contrôleurs disposent d’un livre électronique qui leur permet de lire des données pertinentes. Il est décrit comme un appareil tout-en-un, facile à utiliser. De cette façon, les astronautes peuvent être jumelés à un géologue qualifié sur Terre ou sur une station spatiale en orbite lunaire.
« La prochaine génération d’explorateurs lunaires sera formée dans des disciplines scientifiques pertinentes, mais il y aura toujours plus d’expertise sur Terre », a déclaré Samuel Payler, chargé de recherche au Centre des astronautes européens de Cologne, en Allemagne.

Le partage de données en temps réel est important


« Le défi consiste à transmettre cette expertise aux astronautes lors d’une marche lunaire, afin de prendre les meilleures décisions possibles en fonction de nos connaissances. Le partage de données en temps réel, les images et la vidéo, sont des éléments essentiels. »
Source et crédit photo / vidéo : ESA
Crédit photo d’ouverture : Mike Petrucci