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Des recherches ont démontré que de nouvelles informations sur des types de cellules présentes dans le cerveau des personnes atteintes de sclérose en plaques pourraient aider à développer de meilleures thérapies.

Des oligodendrocytes différents dans la sclérose en plaques

Cette étude s’est concentrée sur les cellules du cerveau qui aident à réparer les dommages causés aux cellules nerveuses par la maladie.
Les chercheurs ont identifié différents types de ces cellules, appelés oligodendrocytes dont la principale fonction est de produire la gaine de myéline qui protège les neurones et qui permet d’augmenter la vitesse de propagation et la fréquence des influx nerveux. Cette étude a révélé que les personnes atteintes de SEP avaient des oligodendrocytes différents des personnes en bonne santé.
Ces résultats pourraient apporter un nouvel éclairage sur l’évolution de cette maladie et pourraient également aider les scientifiques à développer de nouveaux traitements.

Des échantillons de cerveaux

Des experts de l’Université d’Édimbourg et de l’Institut Karolinska en Suède ont analysé des échantillons de cerveaux post-mortem provenant de cinq personnes sans maladie neurologique et de quatre personnes atteintes de la forme la plus avancée de la sclérose en plaques, appelée SP progressive.
En collaboration avec des chercheurs de la société de soins de santé d’Hoffmann-La Roche, l’équipe a utilisé une technique d’analyse génétique de pointe appelée « single Nuclear RNA-Seq ». Cette technique fournit un instantané de tous les gènes qui ont été activés dans une seule cellule du cerveau, fournissant ainsi un aperçu du fonctionnement des cellules.
En faisant cela sur des milliers de cellules cérébrales, l’approche permet de construire une image détaillée de tous les types de cellules présentes dans le cerveau d’une personne. Les chercheurs ont découvert qu’il existait plusieurs types d’oligodendrocytes et que le ratio de ces cellules chez les personnes atteintes de SEP différait de celui des personnes en bonne santé.
Ces différences suggèrent que les oligodendrocytes fonctionnent différemment dans le cerveau des personnes atteintes de SEP, ce qui pourrait être essentiel pour comprendre l’évolution de la maladie, affirment les chercheurs.
Le professeur Charles Ffrench-Constant, du Centre de médecine régénérative MRC, a déclaré: « Nous avons constaté que les oligodendrocytes constituent une population de cellules diversifiée et que différents types ont probablement des fonctions différentes dans le cerveau. »

La sclérose en plaques

La sclérose en plaques survient lorsque la gaine protectrice entourant les cellules nerveuses – appelée myéline – est endommagée. Cela signifie que les cellules nerveuses ne peuvent plus transmettre de signaux aussi efficacement à travers le corps. Cela laisse également les cellules nerveuses vulnérables aux dommages et les nerfs peuvent mourir.
Les oligodendrocytes se trouvent dans le cerveau et la moelle épinière, où ils réparent la myéline endommagée. Chez les personnes atteintes de SEP, ce processus ne fonctionne pas aussi bien que chez les personnes en bonne santé. De nombreux traitements en cours de développement pour la SEP sont conçus pour cibler les oligodendrocytes dans l’espoir d’améliorer la réparation de la gaine de myéline.
La professeure Anna Williams, qui a contribué à la direction de cette étude, a déclaré qu’il serait essentiel de comprendre quels types d’oligodendrocytes sont les plus bénéfiques pour la réparation de la gaine de myéline afin de maximiser les chances de développer des traitements.

La réparation des cellules nerveuses

Des études sur des souris avaient précédemment identifié plusieurs types d’oligodendrocytes dans le cerveau des souris, suggérant que leurs fonctions étaient légèrement différentes. Cette étude est la première à montrer que des individus ont également plusieurs types d’oligodendrocytes dans le cerveau.
Les chercheurs expliquent que les différences entre les types d’oligodendrocytes trouvés chez les personnes atteintes de SEP pourraient expliquer pourquoi leur processus de réparation de la gaine de myéline ne fonctionne pas aussi bien.
Cette étude a également révélé que les personnes avaient des types d’oligodendrocytes différents que les souris. Ces résultats suggèrent que les cellules peuvent fonctionner différemment selon les espèces. Cela pourrait avoir des implications importantes sur la manière dont les études sur la SEP chez la souris sont interprétées.
La sclérose en plaques est une maladie chronique qui provoque des problèmes d’équilibre, de la fatigue et une invalidité progressive. Environ 2,5 millions de personnes vivent avec cette maladie dans le monde. Il n’y a actuellement aucun traitement pour la forme progressive de cette maladie.

Au Royaume-Uni et en France

« Plus de 100 000 personnes au Royaume-Uni et en France sont atteintes de SEP et plusieurs d’entre elles n’ont toujours pas de traitement efficace. Les personnes atteintes de la forme progressive de SEP ont désespérément besoin de nouvelles options pour réparer les dommages causés à leur gaine de myéline afin d’enrayer sa progression », a déclaré le Dr Susan Kohlhaas, directrice de la recherche chez MS Society.
Les résultats de cette recherche ont été publiés dans Nature.
Source : University of Edinburgh

Les oligodendrocytes sont différents dans la sclérose en plaquesmartinBiologie
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