La couche d’ozone : quelle est la situation ?

, , , Pollution https://farm8.staticflickr.com/7844/47179544972_d85da70d3b_o.jpg https://farm8.staticflickr.com/7844/47179544972_d85da70d3b_o.jpg Technologie Média 0 https://technologiemedia.net/2019/02/27/la-couche-dozone-quelle-est-la-situation/#respond
765

couche-ozone-protection
La couche d’ozone est vitale à vie sur Terre, elle nous protège du rayonnement solaire ultraviolet, lequel est dangereux pour les organismes vivants. Mais alors que la couche d’ozone se rétablit grâce à l’action internationale, des substances interdites sont toujours libérées et toutes les substances qui appauvrissent la couche d’ozone ne sont pas actuellement interdites.

La couche d’ozone demeure menacée

Des scientifiques de l’Université de Lancaster font partie des experts mondiaux qui ont publié la dernière évaluation scientifique de l’appauvrissement de la couche d’ozone pour l’ONU, publiée intégralement au début de ce mois. Il rassemble les connaissances actuelles sur la santé de la couche d’ozone stratosphérique, qui protège la vie sur Terre des niveaux nocifs des rayons ultraviolets du Soleil.

Cette évaluation rend compte des progrès du Protocole de Montréal, l’accord international vieux de 30 ans qui engage 197 pays à éliminer progressivement la production de chlorofluorocarbones (CFC) utilisés dans la réfrigération et la climatisation, ainsi que d’autres substances qui appauvrissent la couche d’ozone.

Le Dr Ryan Hossaini, du Lancaster Environment Centre, a dirigé des recherches sur les composés appauvrissant la couche d’ozone et est coauteur de cette évaluation. Il a déclaré: «le Protocole de Montréal continue d’être un succès phénoménal et un excellent exemple de la réunion de la communauté internationale.

«Cependant, il existe maintenant une très forte indication que le CFC-11, un gaz dont la production est interdite en vertu du Protocole de Montréal, est encore émis alors qu’il ne devrait pas l’être. À partir de 2013 environ, les mesures indiquent que les concentrations de CFC-11 dans l’atmosphère diminuent plus lentement que prévu et que les émissions augmentent probablement en Asie orientale – nous ne pouvons pas déterminer d’où elles proviennent plus précisément.

Des composés ne sont pas contrôlés par le Protocole de Montréal

«Il existe également des preuves que certains composés qui appauvrissent la couche d’ozone et qui ne sont pas actuellement contrôlés par le Protocole de Montréal augmentent dans l’atmosphère. Cette classe de composés est connue sous le nom de VSLS, substances à très courte durée de vie. L’Université de Lancaster a mené des recherches sur cette classe de composés. »

Paul Young, climatologue au Centre de l’environnement de Lancaster, est coauteur du chapitre sur l’évaluation des régions polaires a déclaré: «bien que le trou dans la couche d’ozone antarctique soit toujours présent, il est évident que nous commençons à voir des signes de rétablissement. Le trou dans la couche d’ozone est un puissant rappel de notre capacité à nuire à l’environnement, mais compte tenu des succès du Protocole de Montréal en matière de contrôle des substances qui appauvrissent la couche d’ozone, nous sommes confiants que le trou dans la couche d’ozone se résorbera d’ici la fin du siècle.

Elle pourrait se rétablir d’ici au milieu de ce siècle

«Nous ne voyons pas la même grave perte d’ozone dans l’Arctique, mais 2011 a été une année où la perte s’en est rapprochée. Bien qu’il reste des substances qui appauvrissent la couche d’ozone, des pertes similaires restent possibles, selon les conditions météorologiques dans la couche d’ozone. Mais, toujours en raison du Protocole de Montréal, nous nous attendons à ce que les niveaux d’ozone dans l’Arctique se rétablissent d’ici au milieu de ce siècle. », explique Young.

À l’avenir, l’évaluation soulignera l’importance de l’amendement de Kigali au Protocole, entré en vigueur en janvier dernier. Il engage les signataires à réduire de 80% les hydrofluorocarbures (HFC) – une génération ultérieure de produits chimiques appauvrissant la couche d’ozone – au cours des 30 prochaines années.

L’amendement de Kigali joue un rôle critique 

Les hydrofluorocarbures sont des gaz à effet de serre qui sont des centaines, voire des milliers de fois plus puissants que le dioxyde de carbone et contribuent ainsi au réchauffement de la planète. L’évaluation calcule que le monde peut éviter jusqu’à 0,4° Celsius de réchauffement climatique grâce à la mise en œuvre de l’amendement de Kigali, ce qui lui donne un rôle critique dans le maintien de la hausse de la température mondiale en dessous des 2° Celsius.

Source : Lancaster University
Crédit photo sur Unsplash : Lucas Ludwig

https://farm8.staticflickr.com/7844/47179544972_d85da70d3b_o.jpg