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Avec un long et large museau remplis ds dents qui percent la chair, le garpique alligator, un poisson d’eau douce de 3 mètres de long, est facile à confondre avec son homonyme reptilien. Ce qui est moins évident, c’est que cette créature patrouille dans les bayous et les rivières d’Amérique du Nord pratiquement inchangée depuis des dizaines de millions d’années.

Le garpique alligator mange à la vitesse de l’éclair

Maintenant, des paléontologues ont profité de cette longue histoire pour comprendre comment ses anciens parents auraient pu casser, sucer et engloutir leur nourriture. Les chercheurs ont tout d’abord utilisé des caméras à haute vitesse pour enregistrer en laboratoire 17 jeunes alligators en train de se nourrir et étudier les mécanismes de leur puissante piqûre.

L’équipe a également utilisé des balayages aux rayons X de la tête du poisson (ci-dessus) pour créer un modèle 3D de son crâne utilisé pour visualiser les mouvements des os de la mâchoire pendant qu’il s’alimente.
Les chercheurs ont supposé que leur étude serait une affaire ouverte et fermée – on pensait que le garpique alligator capturait une proie simplement en fermant sa mâchoire. Mais ils ont trouvé quelque chose d’étonnant: il crée également une puissante aspiration à la vitesse de l’éclair (42 millisecondes) avec des mouvements des os très chorégraphiés dans le crâne et les épaules, selon une étude publiée la semaine dernière sur le serveur de préimpression bioRxiv.

Un nouveau mécanisme d’alimentation

Ces mouvements complexes du crâne et de la mâchoire suggèrent un nouveau mécanisme d’alimentation, non seulement pour le garpique alligator d’apparence préhistorique, mais également pour ses parents véritablement préhistoriques, selon les scientifiques.
Cela peut aider les biologistes des poissons à comprendre comment mange le garpique moderne – et les paléontologues imaginent comment des espèces éteintes similaires auraient pu se nourrir. De plus, cette compréhension approfondie des déplacements d’un fossile vivant pourrait aider à reconstituer des mouvements semblables chez des espèces anciennes et permettre aux ordinateurs de réanimer de véritables os fossiles.
Source : Science
Crédit photo : Pixabay