Canada : les émissions de CO2 des sables bitumineux sous-estimées

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Selon une étude publiée mardi, les émissions de CO2 des sables bitumineux au Canada sont considérablement plus élevées que celles indiquées par les données de l’industrie recueillies à l’aide de méthodes internationalement recommandées.

Les émissions de CO2 des sables bitumineux sous-estimées

Les scientifiques d’Environnement Canada survolant la région ont pris des mesures atmosphériques et ont découvert des intensités d’émissions de CO2 supérieures de 123% aux estimations actuelles.

« Cela se traduit par une augmentation de 64% des émissions annuelles de GES provenant des opérations minières à ciel ouvert et de 30% par rapport aux émissions de GES des sables bitumineux (17 Mt) par rapport à celles rapportées par l’industrie, malgré la déclaration des émissions qui utilise les méthodes les plus récentes et recommandées ascendantes. », a déclaré l’étude, se référant aux gaz à effet de serre.

La méthode actuelle de calcul des émissions utilise une combinaison de mesures au sol basées sur la consommation de carburant et une modélisation mathématique. Cela comprend les émissions des mines, des usines de traitement, de la valorisation et des bassins de résidus.

Des méthodes de déclaration similaires étant utilisées dans l’ensemble du secteur du pétrole et du gaz, les scientifiques ont conclu que toutes les données sur les émissions de CO2 du pétrole et du gaz « peuvent être plus incertaines qu’on ne le pensait auparavant ».

Selon l’accord de Paris le Canada doit réduire ses émissions de 30%

Cela jette également un voile sur la stratégie climatique du gouvernement. En vertu de l’accord de Paris, le Canada s’est engagé à réduire ses émissions de CO2 de 30% d’ici 2030, par rapport aux niveaux de 2005.

La vaste région pétrolière du nord de l’Alberta contient la troisième plus grande réserve de pétrole au monde et est le plus gros pollueur du pays.

Malgré la suppression d’emplois et les difficultés rencontrées au cours des quatre dernières années pour faire face au prix du pétrole qui est à la baisse, ce secteur reste l’un des principaux contributeurs économiques du Canada.

Leurs conclusions ont été publiées dans la revue Nature Communications.

Source : AFP
Crédit photo sur Unsplash : André Robillard

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