18-exoplanètes-algorithme
Jusqu’à présent, près de 4 000 exoplanètes ont été découvertes en orbite autour d’étoiles éloignées de notre système solaire, et ce nombre ne cesse de croître. À présent, 18 nouvelles exoplanètes ont été ajoutées à cette liste, mais contrairement à toutes les autres exoplanètes, elles sont toutes à peu près de la taille de la Terre. De plus, elles proviennent d’anciennes données de Kepler, en utilisant un nouvel algorithme plus précis.

18 nouvelles exoplanètes

Puisque la Terre est la seule planète connue (à ce jour) pour abriter la vie, des mondes comme le nôtre présentent un intérêt particulier pour les chasseurs d’exoplanètes. Cela rend cette nouvelle découverte très excitante, d’autant plus que ces planètes sont petites et sont généralement plus difficiles à trouver que les géantes gazeuses de la taille de Jupiter.
Le plus petit groupe ne représente que les deux tiers de la taille de la Terre, ce qui en fait le deuxième plus petit groupe d’exoplanète détectée à ce jour. Deux autres sont également plus petits que la Terre, tandis que le reste atteint environ le double de la taille de la Terre. Parmi ces nouvelles exoplanètes, il y en une qui semble être suffisamment froide pour éventuellement héberger de l’eau liquide à sa surface, ce qui signifie qu’elle pourrait être habitable,
Ces 18 nouvelles planètes ont été découvertes dans d’anciennes données par une équipe d’astronomes allemands. On trouve généralement les exoplanètes en utilisant la méthode du transit, qui semble assez simple en théorie – essentiellement, des télescopes comme Kepler fixent les étoiles et guettent les baisses soudaines de luminosité. Si cela se produit régulièrement, cela indique qu’une planète passe entre l’étoile et le télescope, bloquant une partie de la lumière.
De toute évidence, les plus grandes exoplanètes sont plus faciles à détecter par cette méthode, créant de fortes baisses de luminosité. Il n’est donc pas surprenant que la majorité des exoplanètes détectées soient des géantes gazeuses comme Jupiter et Saturne, et des géantes de glace comme Uranus et Neptune.

Un nouvel algorithme plus précis

« Les algorithmes de recherche standard tentent d’identifier les baisses soudaines de luminosité », explique René Heller, premier auteur de deux nouvelles études. « Cependant en réalité un disque stellaire apparaît légèrement plus foncé au bord qu’au centre. Lorsqu’une planète se déplace devant une étoile, elle bloque donc initialement moins de lumière stellaire qu’au milieu du transit, l’étoile apparaît au centre du transit juste avant que l’étoile redevienne progressivement plus brillante. »
L’équipe a donc développé une nouvelle méthode plus sensible. Elle fonctionne sur le même principe que la baisse de la luminosité, mais au lieu de rechercher uniquement les changements brusques, elle prend en compte la gradation et l’éclaircissement plus graduels qui se produisent lorsque de petites planètes passent devant une étoile. Elles ne sont peut-être pas aussi évidentes au premier abord, mais si elles se répètent régulièrement, elles constituent une indication de l’existence d’une exoplanète.
Pour tester cette nouvelle méthode, les chercheurs l’ont appliquée à un ancien lot de données recueillies lors de la deuxième analyse de Kepler, entre 2014 et 2018. Au cours de cette période, le télescope a identifié 517 étoiles entourées d’au moins une exoplanète. Pour vérifier si avec cette nouvelle méthode, les chercheurs pourraient trouver des mondes plus petits qui auraient passé inaperçus lors de la première analyse, ils ont donc trouvé ces 18 nouvelles exoplanètes.

TESS pourrait permettre d’en découvrir plusieurs autres

Bien sûr, ce n’est que le début. Kepler et son successeur, TESS, qui chasse des exoplanètes, disposent de beaucoup plus de données à explorer à la recherche de mondes cachés semblables à la Terre.
Cette recherche a été publiée dans la revue Astronomy & Astrophysics dans deux articles [1] , [2] .
Source : Institut Max Planck
Crédit photo : Pixabay