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La « cuisson à la vapeur solaire » est une forme de purification de l’eau respectueuse de l’environnement, qui utilise la lumière du soleil pour chauffer l’eau contaminée, la transformant en vapeur qui redevient liquide. Ce liquide est ensuite recueilli sous forme d’eau potable. Un nouveau système offrant de meilleures performances et copiant la structure d’une rose est maintenant devenue une réalité.

Des roses qui purifient de l’eau

Une équipe de l’Université du Texas à Austin, a commencé avec des morceaux de papier ronds recouverts d’un polymère noir appelé polypyrrole – ils sont particulièrement efficaces pour convertir la chaleur solaire en chaleur. Ces papiers ont d’abord été placés à plat sur le sol, à la lumière du Soleil, où ils semblaient prometteurs pour la production de vapeur d’eau, bien qu’ils n’aient pas été suffisamment efficaces pour une utilisation pratique.
S’inspirant d’un livre qu’elle avait lu et intitulé « The Black Tulip », l’équipe a essayé de placer plusieurs papiers ensemble dans un arrangement semblable à un pétale de rose, contenu dans un bocal en verre. L’eau contaminée y était ensuite aspirée par un tube en forme de tige qui descendait dans un bocal en dessous.
L’équipe a constaté que cette configuration permettait à plus de soleil de frapper le polypyrrole, la lumière non absorbée par un papier étant réfléchie par un autre. De plus, la surface pour la dissipation de vapeur d’eau a été augmentée. En conséquence, le four solaire à vapeur en forme de rose est maintenant capable de produire plus de 1,9 litre d’eau purifiée par heure et par mètre carré de matériau.

Une technologie coûtant moins de deux cents US

Tous les métaux lourds ou les bactéries présentes dans les eaux polluées sont éliminés par la vapeur, ainsi que par le sel présent dans l’eau de mer. Cette technologie est également bon marché, chaque structure coûtant moins de deux cents américains. En revanche, les chercheurs affirment que les autres systèmes de production de vapeur solaire ont tendance à être coûteux, volumineux et à produire relativement peu d’eau purifiée.
« Notre conception rationnelle et la fabrication à faible coût de matériaux photothermiques en origami 3D représentent un système de collecte de vapeur solaire à basse pression portable unique en son genre », a déclaré Weigu Li, candidat au doctorat, et auteur principal d’un article sur cette étude. « Cela pourrait inspirer de nouveaux paradigmes de technologies à vapeur solaire dans la production d’eau potable pour les particuliers et les maisons. »
Un document a récemment été publié dans la revue Advanced Materials.
Source : The University of Texas at Austin
Crédit photo : Pixbay