Le manque de bactéries vaginales liées au cancer des ovaires

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Les femmes dont le gène BRCA1 a été muté – et courent donc un risque élevé d’avoir le cancer de l’ovaire – se sont avérées présenter des taux plus faibles d’un type de bactérie vaginale, similaires à ceux observés chez les femmes ayant reçu un diagnostic de cancer de l’ovaire.  Dans les deux groupes, les réductions de ces bactéries étaient les plus apparentes chez les femmes plus jeunes.

Un microbiome perturbé lié au cancer des ovaires

«C’est la première fois que nous sommes en mesure de démontrer que le microbiome vaginal des femmes atteintes de mutations géniques produit ce type de réaction», a déclaré Martin Widschwendter de l’University College London dans un communiqué.

Avec ses collègues, il a étudié des échantillons prélevés dans le col de l’utérus et du vagin de 580 femmes allemandes, italiennes, tchèques, norvégiennes et britanniques. Elles étaient toutes âgées de 18 à 87 ans et appartenaient à trois groupes: celles ayant reçu un diagnostic de cancer de l’ovaire, celles ayant hérité de la mutation du gène BRCA1 et présentant un risque élevé de développer la maladie au cours de leur vie, et les femmes sans mutation ni cancer.

60% des femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire avaient moins de Lactobacillus 

Parmi les femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire, 60% avaient moins de la moitié de leur microbiome vaginal peuplé de Lactobacillus – un groupe de bactéries qui abaissent naturellement le pH et aident à contrôler la production d’acide lactique – tandis que les femmes à faible risque avaient un microbiome vaginal dominé par cette bactérie.

Comparativement à ces femmes, les jeunes femmes atteintes de la mutation BRCA1 avaient près de trois fois moins de Lactobacillus. Plus de 25% des femmes de moins de 30 ans atteintes de cette mutation avaient un nombre plus faible de Lactobacillu, tandis que les femmes du même âge sans mutation ne présentaient aucune réduction de cette bactérie.

Bien que ces résultats suggèrent un lien entre les bactéries vaginales et le risque de cancer de l’ovaire, nous ne savons pas encore comment elles interagissent.

Modifier le microbiome vaginal pour réduire les risques d’avoir un cancer

Si d’autres recherches suggèrent que les Lactobacillus peuvent réellement protéger les femmes du cancer de l’ovaire, il serait alors possible de trouver des moyens de modifier le microbiome vaginal des femmes afin de réduire leur risque d’avoir un cancer.

Cette recherche a été publiée dans The Lancet.

Source : New Scientist
Crédit photo : Pixabay

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