sentir-le-fromage-récepteurs-olfactifs-spécialisés
La popularité du fromage n’est plus à faire; il a conquis la terre entière. On le retrouve presque partout, aussi bien en Amérique que dans les pays orientaux. Par exemple la France, est un de ces pays où le fromage est un aliment apprécié et recherché. Mais comment l’humain fait-il pour sentir les bons fromages ?

Comment sentons-nous les fromages ?

Les humains ont développé beaucoup plus de récepteurs d’odeurs pour les fromages que pour d’autres aliments, probablement pour nous aider à choisir les bons fromages à manger. Luis Saraiva chez Sidra Medicine à Doha, au Qatar, et ses collègues ont examiné les récepteurs d’odeur chez les souris et les humains. Ils ont commencé par analyser le petit groupe de neurones contenant des récepteurs d’odeur. Cette zone mesure environ 2,5 cm carrés chez l’homme et se situe entre les yeux au sommet de la cavité nasale.
Pour savoir quels récepteurs d’odeur les souris et les humains utilisent, l’équipe a extrait l’ARNm de plusieurs échantillons. Cette copie transitoire d’une portion de l’ADN joue un rôle-clé en permettant aux gènes de fabriquer des protéines. L’équipe a donc utilisé les niveaux d’ARNm pour leur dire quels gènes de chaque échantillon étaient «activés», ainsi que leur abondance relative.
Les deux espèces ont plus de récepteurs pour les odeurs qui sentent le lait ou le fromage rance, le soufre ou la sueur, ou qui ont une odeur particulièrement douce ou épicée, comme la vanille ou le girofle, que pour les autres odeurs. Cela peut signifier que nous sommes plus sensibles à ces odeurs, bien que les chercheurs ne puissent pas encore le dire avec certitude.

Les odeurs sont importantes pour nous aider à prendre des décisions

Chez l’homme, ces odeurs sont importantes pour nous aider à prendre des décisions sur les aliments qui sont bons à manger et pour faire la distinction entre ce qui est mûr et ce qui est pourri, dit Saraiva. Mais chez les souris, les produits chimiques agissent comme des phéromones – des produits chimiques qui peuvent modifier leur comportement, tels que ceux qui attirent des partenaires.
Certains des produits chimiques pour lesquels les humains ont beaucoup de récepteurs d’odeur se retrouvent également dans les fluides corporels tels que le lait maternel et les sécrétions vaginales. Celles-ci agissent comme des phéromones chez d’autres primates, mais rien ne prouve qu’elles le soient chez l’homme, dit Saraiva. Mais au final, tout ce qui compte est de savoir que nous possédons plus de récepteurs pour sentir tous ces bons fromages.
Cette recherche a été publiée dans Science Advances.
Source : New Scientist
Crédit photo : Pixabay