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La grande camomille est une fleur commune facilement reconnaissable dans un jardin potager ou sur l’étagère du magasin de produits de santé local. Pendant des centaines d’années, elle a été utilisée comme médicament traditionnel pour les migraines et autres douleurs, bien que son utilité réelle à cet égard soit discutable.

Un composé anticancéreux issu de la grande camomille

Mais maintenant, des chercheurs de l’Université de Birmingham ont mis au point un composé à partir des feuilles de cette plante qui pourrait être un puissant tueur de cancers.
Le composé en question s’appelle parthénolide et fait l’objet de ce type d’enquête depuis des années. Les scientifiques ont suspecté ce composé d’être un agent anticancéreux, mais il a été difficile et coûteux de le fabriquer en grande quantité.
La grande camomille et les plantes apparentées sont riches en parthénolide. L’équipe de Birmingham a donc commencé par déterminer le meilleur candidat pour extraire ce composé. Après quelques tests, ils ont choisi la grande camomille, car les niveaux de ce composé sont les plus élevés à un stade avancé du cycle de la floraison.

Une liste de 76 versions

À partir de là, les chercheurs ont réussi à extraire ce composé de la plante, à le raffiner et à le transformer en de nouveaux dérivés qui étaient de bons candidats pour des médicaments. L’équipe a créé une liste de 76 versions et a finalement choisi celle qui présentait une biodisponibilité particulièrement bonne (ce qui signifie qu’elle pouvait réagir avec des cellules vivantes) et de meilleures propriétés pharmacologiques que la plupart des autres versions.
Le composé a été testé contre une forme de cancer appelée leucémie lymphoïde chronique (LLC) et, lors des tests sur des cellules cancéreuses en culture, il s’est révélé très efficace. Ce composé agit en augmentant les niveaux de dérivés réactifs de l’oxygène (ROS), des molécules instables pouvant être toxiques pour les cellules.

Les chercheurs ont amélioré ses propriétés médicamenteuses 

« Cette recherche est importante non seulement parce que nous avons démontré un moyen de produire du parthénolide qui pourrait le rendre beaucoup plus accessible aux chercheurs, mais également parce que nous avons pu améliorer ses propriétés médicamenteuses pour qu’il puisse détruire les cellules cancéreuses plus efficacement », déclare John Fossey, auteur correspondant de l’étude. « Cela montre clairement que le parthénolide a le potentiel d’être utilisé en clinique. »
La prochaine étape consistera à tester ce composé chez des animaux vivants et, éventuellement, chez l’homme.
Cette recherche a été publiée dans la revue MedChemComm. L’équipe discute de leur recherche dans la vidéo ci-dessous.

Source : University of Birmingham
Crédit photo : Pixabay