une-hypertension-artérielle-liée-à-une-taille-réduite-du-cerveau-vers-70-ans
Les résultats d’une étude démontrent que la prise en charge de votre santé peut aider à prévenir la démence, déclare Jonathan Schott de l’University College London, qui a dirigé cette étude.

L’hypertension artérielle a un impact sur le cerveau

Selon Schott, environ 30% des cas de démence pourraient être évités. Pour déterminer l’importance de la pression artérielle, son équipe s’est tournée vers un groupe de personnes qui participaient à un projet de recherche depuis leur naissance en 1946.
La tension artérielle des volontaires a été mesurée dans la trentaine, la quarantaine, la cinquantaine et la soixantaine. Dans leur dernière étude, l’équipe de Schott a procédé à des examens du cerveau et à l’évaluation des connaissances de 502 membres du groupe, âgés de 69 à 71 ans.
L’équipe a découvert que les personnes dont la tension diastolique était élevée à 43 ans étaient plus susceptibles d’avoir un cerveau plus petit vers l’âge de 70 ans. Une région cérébrale essentielle à la mémoire, appelée hippocampe, semblait particulièrement touchée – les individus dont la la pression artérielle systolique entre 36 et 43 ans avait un hippocampe plus petit. « On dirait que la pression artérielle influence la santé du cerveau 40 ans plus tard », déclare Schott.
Ces résultats ne montrant qu’une corrélation, l’équipe ne peut pas affirmer avec certitude que l’hypertension était responsable du rétrécissement du cerveau. Cependant, nous savons que l’hypertension artérielle est néfaste pour le cerveau et peut endommager les vaisseaux sanguins. Sans apport sanguin sain, le tissu cérébral peut mourir.

La démence vasculaire est la deuxième cause de démence

L’hypertension artérielle a déjà été associée à la démence. Une étude a montré que les personnes prenant des médicaments pour réduire leur tension artérielle étaient moins susceptibles de développer une démence. Et la démence vasculaire, qui est causée par une réduction du flux sanguin dans le cerveau, est la deuxième cause de démence, notamment la maladie d’Alzheimer, selon une étude.
L’équipe n’a pas trouvé de lien entre la pression artérielle et les plaques cérébrales associées à la maladie d’Alzheimer ou à la cognition. Schott pense que c’est parce que les volontaires sont encore «relativement jeunes». Les individus avec un cerveau plus rétréci sont plus susceptibles de montrer un taux plus rapide de déclin cognitif dans les 5 ou 10 prochaines années, dit-il.
Ces résultats soulignent l’importance de la pression artérielle pour la santé du cerveau. «Des millions d’individus ont une pression artérielle malsaine», écrit Lenore Launer des National Institutes of Health des États-Unis dans un commentaire sur cette étude. « Une attention immédiate devrait être accordée aux efforts de contrôle de la pression artérielle via des services cliniques et des interventions de santé publique. »
Le service national de santé du Royaume-Uni propose des contrôles de santé de routine, comprenant la mesure de la pression artérielle, pour tous les gens de 40 ans. Cependant, un peu moins de la moitié des personnes invitées à un contrôle acceptent l’invitation. « Si un rendez-vous vous est proposé, vous devriez le prendre et si vous ne l’êtes pas, vous devriez le rechercher », dit-il.

Quelques conseils pour réduire les risques de développer une démence

Vous pouvez également prendre d’autres mesures pour réduire vos risques de développer une démence. Gardez un œil sur votre poids, votre cholestérol et votre alimentation, assurez-vous de faire de l’exercice et que les interactions sociales soient toutes importantes.
Cette recherche a été publiée dans The Lancet Neurology.
Source : New Scientist
Crédit photo : Pixabay

L'hypertension artérielle liée à un cerveau plus petit vers 70 ansmartinBiologie
Les résultats d'une étude démontrent que la prise en charge de votre santé peut aider à prévenir la démence, déclare Jonathan Schott de l'University College London, qui a dirigé cette étude. L'hypertension artérielle a un impact sur le cerveau Selon Schott, environ 30% des cas de démence pourraient être évités. Pour...