vaccin-expérimental-contre-herpès-après-un-succès-chez-les-animaux
On espère avoir bientôt un vaccin pour enrayer la propagation de l’herpès génital, à la suite d’une étude chez l’animal qui a donné de meilleurs résultats que tous les précédents essais. Plus de 1 personne sur 10 dans le monde est infectée par ce virus.

Enrayer l’herpès génital

Le virus de l’herpès simplex 2 (HSV2) se transmet par voie vaginale, anale ou orale. Les personnes restent infectées à vie, car certains virus HSV2 se cachent dans des cellules nerveuses où ils sont en sommeil.
La plupart des gens ne se rendent jamais compte qu’ils sont infectés, mais d’autres souffrent de symptômes douloureux, notamment des lésions génitales. Le virus peut également entraîner des complications telles que la méningite et est occasionnellement transmis aux bébés à la naissance avec des conséquences fatales.
Les gens sont plus contagieux quand ils ont des lésions génitales, mais même ceux qui ne présentent aucun symptôme gardent en sommeil le virus et peuvent infecter les autres.

Un vaccin expérimental

Jusqu’à présent, les efforts pour développer un vaccin avaient échoué. Cependant, un vaccin expérimental mis au point par Harvey Friedman de l’Université de Pennsylvanie a permis de prévenir les lésions génitales chez toutes les souris et tous les cobayes testés.
Chez 98% des souris et 80% des cobayes, il a également prévenu les infections «cachées» de faible intensité. D’autres vaccins expérimentaux jugés suffisamment prometteurs pour être testés chez l’homme n’ont pas permis de prévenir ces infections cachées chez l’animal.
«Nos résultats chez les souris et les cobayes sont très encourageants – mieux que tout ce que nous avons vu dans la littérature», déclare Friedman. « Mais nous ne saurons pas si ce vaccin fonctionnera tant qu’il n’aura pas été testé chez l’homme. »
De nombreux vaccins sont constitués de virus modifiés ou inactivés. Le vaccin de Friedman a la particularité d’être composé de molécules d’ARN messager (ARNm) codant pour trois protéines du HSV2. Lorsque ces ARNm pénètrent dans les cellules du corps, celles-ci produisent les protéines virales, ce qui déclenche une réponse immunitaire. Aucun vaccin à base d’ARNm n’a encore été approuvé, mais certains font déjà l’objet d’essais sur l’homme.
L’équipe de Friedman vérifie actuellement si ce vaccin peut également protéger contre l’herpès simplex 1 ou le virus de l’herpès labial. Sept personnes sur dix dans le monde sont infectées par le HSV1.

L’administrer aux adolescents en même temps que le vaccin anti-HPV

Si ce vaccin s’avère efficace, Friedman envisage de l’administrer aux adolescents en même temps que le très efficace vaccin anti-HPV. Le virus HPV est responsable de presque tous les cancers du col utérin, ainsi que des cancers de la gorge et de la bouche chez les deux sexes.
Certains chercheurs étudient des moyens de détruire les virus en sommeil dans les cellules nerveuses en utilisant la technique de modification des gènes CRISPR. Mais prévenir les infections en premier lieu est clairement la meilleure option
Cette recherche a été publiée dans Science Immunology.
Source : New Scientist
Crédit photo : Pixabay

Un vaccin contre l'herpès sera testé chez l'hommemartinBiologie
On espère avoir bientôt un vaccin pour enrayer la propagation de l'herpès génital, à la suite d'une étude chez l'animal qui a donné de meilleurs résultats que tous les précédents essais. Plus de 1 personne sur 10 dans le monde est infectée par ce virus. Enrayer l'herpès génital Le virus de...