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Le trouble hypersexuel peut découler d’un problème dans la façon dont les individus régulent l’hormone ocytocine. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements.

Le trouble hypersexuel et l’ocytocine

Les personnes atteintes de troubles hypersexuels ont un comportement associé à des fantasmes sexuels intenses au point qu’il peut être pénible et perturber leur vie. Toutefois, il n’est pas certain qu’elles doivent être considérées comme une condition clinique.
On sait peu de choses sur les fondements biologiques des troubles hypersexuels. Pour en savoir plus, Adrian Boström de l’Université d’Uppsala en Suède et ses collègues ont étudié si les personnes atteintes de cette maladie ont des expressions génétiques différentes.
Ils ont comparé les échantillons de sang de 60 personnes atteintes de troubles hypersexuels et de 33 personnes n’ayant pas cette condition afin de voir si cette maladie avait des marqueurs épigénétiques différents – des modèles dans leur ADN qui affectent les gènes qui sont activés et désactivés.
Les résultats ont permis d’identifier deux régions de l’ADN qui étaient différentes chez les personnes atteintes de cette maladie. Ces différences ont été associées à des niveaux réduits d’une molécule appelée MIR4456, qui supprime la signalisation de l’ocytocine, parfois appelée « hormone de l’amour » en raison de son rôle dans la liaison humaine.

Un médicament pour traiter cette maladie

Ces résultats concordaient avec d’autres travaux montrant que les personnes atteintes de troubles hypersexuels présentaient des taux anormalement élevés d’ocytocine, qui ont chuté après avoir suivi une thérapie cognitivo-comportementale. Ces résultats suggèrent que l’utilisation de médicaments pour réguler cette hormone pourrait être un moyen de réguler cette maladie.
Cette recherche a été publiée Epigenetics.
Source : New Scientist
Crédit photo : Pixabay