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La limitation du nombre de fois qu’un message WhatsApp peut être transmis à d’autres personnes ralentit la diffusion de fausses nouvelles, mais cette restriction ne semble pas pouvoir réduire le contenu le plus partageable.

Les restrictions de WhatsApp ne sont pas entièrement efficaces

Plus de 60 milliards de messages sont envoyés quotidiennement via WhatsApp, et ces dernières années de fausses rumeurs se sont répandues à une vitesse alarmante. Il s’agit notamment des complots du gouvernement, de la désinformation contre la vaccination et des rumeurs au sujet d’enlèvements d’enfants qui ont mené à des lynchages mortels en Inde et au Mexique.
Fabrício Benevenuto, de l’Université fédérale du Minas Gerais, au Brésil, et ses collègues ont examiné la diffusion de l’information dans des milliers de groupes publics au Brésil, en Inde et en Indonésie.
Ils ont rejoint les groupes publics WhatsApp dédiés aux discussions politiques et ont suivi comment 784 000 images uniques ont été partagées par les utilisateurs dans les 60 jours précédant et 15 jours suivant les récentes élections générales dans chacun de ces trois pays. Ces groupes publics sont des lieux clés pour propager de la désinformation, dit Benevenuto.

Certaines images ont continué à apparaître 

L’équipe a constaté que 80 pour cent des images ont cessé d’être partagé après deux jours, mais que certaines ont continué à apparaître plus de deux mois après leur première apparition.
En janvier, WhatsApp a réduit la limite de transfert de contenu à cinq utilisateurs ou groupes à la fois. Cette limite a été testé en Inde l’année dernière, à la suite de violences alimentées par des rumeurs diffusées par le service de messagerie.
Bien que l’équipe n’ait pas eu accès à des communications privées, elle a effectué des simulations basées sur les données des groupes publics pour tester l’effet des limites de transmission sur la diffusion du contenu.

Le délai dépend de la viralité du contenu

Ils ont constaté que la limite de cinq messages ralentissait la diffusion du contenu d’un ordre de grandeur. Par exemple, si un élément de contenu prendrait normalement cinq jours pour atteindre un réseau entier, la limite ralentirait la propagation à 50 jours. Cela donnerait beaucoup plus de temps aux vérificateurs des nouvelles de vérifier la véracité d’un contenu, dit M. Benevenuto.
Mais ce délai dépendait de la viralité du contenu – la probabilité que les utilisateurs partagent une image après l’avoir vue. Pour le contenu hautement viral, les limites n’étaient pas efficaces pour l’empêcher d’atteindre rapidement une grande partie du réseau.
Selon WhatsApp, la limite de cinq transferts a réduit le nombre total de messages transférés sur la plate-forme de 25 %. « Neuf messages sur 10 sur WhatsApp sont envoyés entre deux personnes et un groupe moyen a moins de 10 personnes », a déclaré un porte-parole de WhatsApp à New Scientist. « En regardant seulement les types de groupes de cette étude, on oublie les façons les plus courantes d’utiliser WhatsApp. »
Cette recherche a été pré-publiée dans arXiv.
Source : New Scientist
Crédit photo : Pixabay

WhatsApp : moins de fausses nouvelles mais il y en encoremartinSociété
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