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Un vaccin expérimental contre la tuberculose est partiellement efficace pour prévenir la progression d’une infection dormante vers une maladie active. Si les résultats se confirment, des essais de plus grande envergure pourraient sauver des millions de vies.

Un vaccin contre la tuberculose dormante

La tuberculose (TB) est l’une des 10 premières causes de décès dans le monde, faisant 1,5 million de victimes en 2018. Le vaccin BCG est utilisé pour prévenir la maladie chez les enfants, mais il n’existe pas de vaccin efficace pour les adultes.
Environ un quart de la population mondiale souffre de tuberculose latente, ce qui signifie qu’ils sont infectés par la bactérie, mais qu’elle est dormante – ils ne souffrent pas de symptômes et ne peuvent pas transmettre cette maladie. Environ 5 à 10 % des personnes atteintes d’une infection latente développent par la suite une maladie active.
Ce nouveau vaccin, connu sous le nom de M72/AS01E, a été développé par les sociétés pharmaceutiques GSK et Aeras. L’essai a porté sur 3 575 adultes au Kenya, en Afrique du Sud et en Zambie atteints d’une infection tuberculeuse latente, dont la moitié ont reçu deux doses du vaccin et l’autre moitié un placebo.

Une efficacité de 50%

Après trois ans, il y avait deux fois moins de cas de maladie active dans le groupe vacciné que dans le groupe placebo. Une efficacité de 50 % est faible par rapport à la plupart des vaccins existants, mais étant donné la prévalence de la tuberculose et la pénurie d’autres traitements préventifs, un tel vaccin pourrait avoir un impact important sur de nombreux cas.
Des essais de plus grande envergure seront nécessaires pour mieux évaluer l’efficacité du vaccin avant qu’il puisse être homologué, mais ces résultats sont considérés comme très prometteurs.
« Il s’agit du premier vaccin qui ait jamais démontré une protection chez des personnes précédemment infectées et qui offre donc la possibilité de protéger un grand nombre de personnes dans les pays endémiques », déclare Barry Bloom de la Harvard School of Public Health, qui n’a pas participé à cette étude.

Il pourrait sauver des millions de vies

« Même si seulement 50 % d’entre eux étaient efficaces, avec 10 millions de nouveaux cas et 1,4 million de décès par an, le nombre de vies qui pourraient être sauvées serait énorme. »
Cette recherche a été publiée dans New England Journal of Medicine.
Source : New Scientist
Crédit photo : Pixabay