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Avec tant de rapports désastreux qui sont publiés sur l’état du climat, il est facile de se sentir désespéré. Mais l’humanité a montré dans le passé que nous pouvons nous unir pour résoudre des problèmes environnementaux apparemment insurmontables. Le Protocole de Montréal dans les années 1980 a permis à la couche d’ozone de se rétablir, et maintenant des scientifiques ont constaté qu’elle avait un autre avantage – elle a déjà ralenti le changement climatique de pas moins de 25 pour cent.

La couche d’ozone a aidé contre le changement climatique

Dans la haute atmosphère, la couche d’ozone aide à garder la Terre habitable en reflétant les radiations dommageables du Soleil. Mais au milieu des années 1980, les scientifiques ont découvert un trou massif dans cette couche au-dessus de l’Antarctique. En quelques années, près de 200 pays des Nations unies ont signé le Protocole de Montréal interdisant l’utilisation de chlorofluorocarbures (CFC), qui ont été signalés comme les coupables.
Aujourd’hui, alors que le trou de la couche d’ozone se rétrécit rapidement 30 ans plus tard, c’est une réussite pour l’action environnementale mondiale. Et selon une nouvelle étude de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW), ce résultat pourrait être encore meilleur que nous le pensions.
Des chercheurs ont modélisé le climat mondial à l’aide de deux scénarios différents, l’un avec l’adoption du Protocole de Montréal et l’autre sans ce protocole. Ceux-ci couvraient la période allant du moment où il a été promulgué dans les années 80 jusqu’à aujourd’hui, et projetés dans l’avenir en utilisant une estimation prudente de 3 pour cent de croissance par an.

Des mesures meilleures grâce au Protocole de Montréal 

L’équipe a constaté que de nombreuses mesures des changements climatiques étaient nettement mieux loties en vertu du Protocole de Montréal qu’elles ne l’auraient été dans un scénario de statu quo. La température moyenne de la planète devrait être d’au moins 1 Celsius plus froide au milieu du siècle qu’elle ne l’aurait été autrement, et ce chiffre s’élève entre 3 et 4 Celsius dans l’Arctique.
« En grande quantité, les CFC sont des milliers de fois plus puissants que le CO2, de sorte que le Protocole de Montréal a non seulement sauvé la couche d’ozone, mais il a aussi atténué une fraction importante du réchauffement de la planète », explique Rishav Goyal, auteur principal de cette étude. « Fait remarquable, ce protocole a eu un impact beaucoup plus important sur le réchauffement climatique que l’Accord de Kyoto, qui a été spécifiquement conçu pour réduire les gaz à effet de serre. Les mesures prises dans le cadre de l’Accord de Kyoto ne réduiront les températures que de 0,12 Celsius d’ici le milieu du siècle, comparativement à un maximum de 1 Celsius d’atténuation par le Protocole de Montréal.

Un effet très important en Arctique 

Il ne s’agit pas seulement de températures de surface – le Protocole de Montréal a également réduit les effets négatifs du changement climatique. On estime que l’étendue de la glace de mer en été dans l’Arctique est environ 25 %  plus élevée aujourd’hui qu’elle ne le serait autrement. La fonte de l’inlandsis groenlandais et l’élévation du niveau de la mer se réduisent également plus lentement grâce au Protocole.
Cette recherche a été publiée dans Environmental Research Letters. L’équipe explique leur étude dans la vidéo ci-dessous.

Source : ARC Centre of Excellence
Crédit photo : Pixabay

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