aibus-va-tester-des-en-formation-pour-réduire-les-émissions-de-carbone
L’industrie de l’aviation prévoit de vérifier si le fait d’imiter la façon dont les oiseaux volent en formation peut réduire la consommation de carburant, dans un effort pour réduire les émissions de CO2.

Airbus testera le vortex de la formation en V

La fabrication d’avions Airbus organisera deux vols démonstrateurs au premier semestre de l’année prochaine. L’idée, inspirée par la formation eb V dans laquelle les oies migrent, est qu’un avion qui décolle peu de temps après l’autre, en suivant de près et avec précision il peut profiter du vortex d’air produit dans le sillage du premier avion. Selon Airbus, cela pourrait réduire la consommation de carburant de 5 % par trajet.
Si les premiers essais se passent bien, l’entreprise tentera alors cette technique avec un véritable avion de tourisme suite à un vol de démonstration d’Airbus, explique Sandra Bour Schaeffer chez Airbus. La compagnie travaille déjà avec deux compagnies aériennes sur ce projet, dit-elle, pour un test en 2021. Bour Schaeffer dit que si les défis peuvent être surmontés, cette technique pourrait être utilisée pour les vols normaux d’ici 2025.
Une question clé sera de savoir si les systèmes embarqués des avions peuvent aider les pilotes à trouver le point faible dans le sillage créé par l’avion à l’avant, parce que le vortex ne serait pas visible pour eux.

« Nous devons démontrer la sécurité de l’opération, nous devons démontrer que nous pouvons trouver un endroit où le confort des passagers n’est pas affecté parce que nous voulons essentiellement profiter du courant ascendant du vortex », explique Bour Schaeffer. Elle ne s’attend pas à des décollages plus turbulents, mais dit que peut-être les économies de carburant ne seront pas aussi importantes que prévues.

Airbus ce concentrera sur les vols au-dessus des océans

Si l’idée s’avère sûre et est plus largement déployée, Airbus veut d’abord se concentrer sur les vols au-dessus des océans, où cette technique pourrait être plus facile à faire parce que l’espace aérien est moins encombré.
Christopher Paling, de l’Université métropolitaine de Manchester, au Royaume-Uni, déclare : « si cela s’avère faisable, alors ce sera un défi pour les planificateurs de vol et les contrôleurs de la circulation aérienne de séquencer les avions. » Ces essais interviennent alors que le secteur de l’aviation, qui représente plus de 2 % des émissions mondiales de carbone, fait face à un contrecoup en ce qui concerne sa contribution croissante au changement climatique.
Source : New Scientist
Crédit photo : Pixabay