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La médecine, la robotique et l’électronique portable ne sont que quelques-uns des domaines qui pourraient bénéficier d’un nouvel hydrogel appliqué sur le corps. Ce nouveau matériau peut ressentir quand il est touché, plié, chauffé ou autrement manipulé.

Une peau artificielle pour la robotique

Mis au point par une équipe de l’Université de Toronto, cet hydrogel est en fait constitué de deux feuilles de gel chargées de façon opposée et empilées l’une sur l’autre. Lorsque ce matériau est soumis à une contrainte mécanique, à l’humidité ou à des changements de température, des ions chargés positivement et négativement se déplacent à travers les deux feuilles. Ce mouvement qui se produit à ce qu’on appelle une « jonction de détection » à la surface de l’hydrogel, qui peut être mesuré sous forme d’un signal électrique.
Ce matériau peu coûteux est également très adhésif, très extensible et biocompatible, de sorte qu’il peut être facilement collé à la peau sans se rompre ou se décoller prématurément. C’est pourquoi il a été nommé « peau ionique artificielle », ou AISkin.
Une fois développée, cette peau pourrait être incorporée dans des articles tels que des gants qui mesurent l’étendue du mouvement des doigts chez les patients en rééducation manuelle, des pavés tactiles portables pour les joueurs ou des doigts qui donnent une sensation de toucher aux pinces robotisées douces qui manipulent des objets délicats.

Une peau qui pourra mesurer des biomarqueurs 

Les scientifiques espèrent également ajouter des capacités de biodétection à leur peau intelligente, afin que les bandages ou les vêtements de sport fabriqués à partir de celui-ci puissent mesurer des biomarqueurs dans la sueur ou d’autres liquides organiques des utilisateurs.
« Si vous regardez la peau humaine, comment nous percevons la chaleur ou la pression, nos cellules neurales transmettent l’information par des ions – ce n’est vraiment pas si différent de notre peau artificielle », dit le scientifique principal, le professeur Xinyu Liu.
Cette recherche a été publiée dans Materials Horizons.
Source : University of Toronto
Crédit photo : Pixabay