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Le corps humain abrite des milliards de bactéries dont plusieurs sont bonnes pour nous. Non seulement elles contribuent aux fonctions vitales de l’organisme, mais elles peuvent aussi aider à tenir les mauvais insectes à distance. Des chercheurs de l’Instituto Gulbenkian de Ciência (IGC) au Portugal et de Stanford aux États-Unis ont identifié une bactérie appalée, Klebsiella michiganensis, qui pourrait être administrée pour aider à prévenir les infections.

Un bactérie contre les mauvaises bactéries

Les antibiotiques sont actuellement notre meilleure défense contre les infections pathogènes, mais le problème est qu’ils ne sont pas très sélectifs, tuant les bonnes comme les mauvaises bactéries. Ainsi, si des médicaments peuvent tuer de mauvaises bactéries, ils éliminent également les bonnes et laissent la porte ouverte aux agents pathogènes opportunistes, comme E. coli et la salmonelle.
Dans cette nouvelle étude, les chercheurs de l’IGC et de Stanford ont isolé une espèce de bactérie particulière qui semble protéger l’organisme contre ces parasites. K. michiganensis est souvent présente dans l’intestin en nombre relativement faible, mais elle métabolise mieux certains nutriments que E. coli, Salmonella et autres mauvaises bactéries, ce qui signifie qu’elle lutte pour s’implanter.
Selon l’équipe, cette découverte pourrait déboucher sur de nouveaux traitements pour prévenir les infections. Après qu’un patient ait pris un traitement aux antibiotiques, les médecins pourraient ensuite le suivre en lui administrant de bonnes bactéries comme K. michiganensis, pour aider à empêcher les mauvaises bactéries de s’installer dans le microbiome intestinal.

Concurrencer des agents pathogènes

« Cette étude ouvre des portes à l’espoir que, pour chaque agent pathogène humain, il existe une ou plusieurs bactéries dans le microbiote qui peuvent être administrées comme concurrentes directes de cet agent pathogène », déclare Rita Oliveira.
Les chercheurs ont fait cette découverte lors d’études sur des souris en essayant de déterminer pourquoi certains animaux ont développé des infections post-antibiotiques alors que d’autres n’ont pas développé ce type d’infection . Ils ont finalement découvert qu’un nombre plus élevé de K. michiganensis étaient présents chez ces souris résistantes, alors que celles qui avaient contracté de nouvelles infections présentaient des niveaux plus faibles de cette bactérie.
L’équipe chargée de cette nouvelle étude prévoit de poursuivre leurs recherches sur d’autres bactéries qui pourraient être capables de concurrencer les agents pathogènes pour les ressources présentes dans l’intestin.

Restaurer le microbiote 

« À l’avenir, ce qui est souhaitable, c’est que chaque fois que nous utilisons des antibiotiques, nous prenions aussi des compléments qui peuvent restaurer le microbiote et potentialiser augmenter les effets bénéfiques qu’il produit », explique Karina Xavier, chercheuse principale de cette étude. « Pour cela, l’identification de bactéries très compétitives comme celle-ci est essentielle ».
Cette recherche a été publiée dans Nature Microbiology.
Source : IGC
Crédit photo : Pixabay

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