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Une peau artificielle électrifiée faite d’une étrange gelée peut ressentir quand vous la touchez et peut se guérir elle-même. Elle pourrait un jour être utilisée dans des prothèses ou pour recouvrir des robots afin qu’ils puissent ressentir leur environnement.

Une peau artificielle 

De nombreux types de dispositifs « e-peau » ont été fabriqués, qui peuvent être pliés, étirés ou attachés à la peau d’une personne pour générer de l’énergie ou détecter son rythme cardiaque. Mais ces dispositifs ont tendance à être limités car ils ne peuvent généralement être fabriqués qu’en feuilles plates et ne peuvent être fixés que sur des surfaces planes, explique Kyeongwoon Chung, de l’Institut coréen des sciences des matériaux en Corée du Sud.
Chung et ses collègues ont fabriqué une e-peau qui peut être imprimée en 3D sous n’importe quelle forme. Ils ont fabriqué des anneaux, des pyramides et une sorte de capuchon qui peut s’adapter à un doigt, et Chung dit qu’il serait possible d’en faire un masque facial.
Cette e-peau est faite d’une substance semblable à de la gelée, composée principalement d’eau et d’acide acrylique. Ce gel contient à la fois des particules chargées positivement et négativement, de sorte que lorsqu’il est coupé ou déchiré, ces particules s’attirent et la peau se guérit d’elle-même.

Pour des membres prothétiques

Elle peut également détecter si vous le touchez, même très légèrement. Lorsqu’un faible champ électrique est appliqué à l’aide d’une paire de fils, un toucher d’un doigt ou de tout autre objet conducteur d’électricité fait circuler le courant à travers ce gel. La différence d’intensité de ce courant au niveau de chacun des fils permet de calculer facilement le point exact de la peau électronique qui est touché.
Ce type de peau électronique pourrait être utilisé sur des robots pour les aider à détecter leurs environnements, explique Zhenan Bao de l’université de Stanford en Californie. Selon M. Chung, elle pourrait avoir des applications encore plus étendues dans le domaine de la détection médicale, où elle pourrait éventuellement servir de revêtement sur des membres prothétiques.
Cette recherche a été publiée dans ACS Applied Materials & Interfaces.
Source : New Scientist
Crédit photo : Pixabay