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Les adolescentes souffrant d’obésité et du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ont davantage de bactéries intestinales « malsaines », ce qui suggère que le microbiome pourrait jouer un rôle dans ce trouble, selon une nouvelle recherche.

Le microbiome pourrait jouer un rôle dans le SOPK

Le SOPK est un trouble endocrinien compliqué qui touche 6 à 18 % des femmes en âge de procréer et cette étude chez les femmes adultes indique que des changements dans les bactéries intestinales sont impliqués. Ce trouble hormonal est caractérisé par des taux élevés de testostérone dans le sang qui provoquent de l’acné, une croissance excessive des cheveux et des règles irrégulières. Les adolescents atteints du SOPK sont souvent aussi aux prises avec l’obésité et présentent un risque plus élevé de diabète de type 2, d’infertilité et de dépression.
« Nous avons découvert que chez les adolescents atteints du SOPK et d’obésité, le microbiome contient plus de bactéries « malsaines » que chez les adolescents sans SOPK », a déclaré l’auteur correspondant de cette étude, Melanie Cree Green, M.D., Ph.D., du Children’s Hospital Colorado à Aurora (Colorado). « Les bactéries malsaines étaient liées à des concentrations de testostérone plus élevées et à des marqueurs de complications métaboliques. »

Un microbiome intestinal altéré 

Les chercheurs ont étudié 58 adolescentes souffrant d’obésité et ont découvert que les jeunes filles atteintes du SOPK ont un microbiome intestinal altéré par rapport à celles qui n’en souffrent pas. Ces adolescentes avaient plus de bactéries « malsaines » dans leurs selles, ce qui était lié à des niveaux de testostérone plus élevés et à d’autres marqueurs du syndrome métabolique, comme une pression sanguine plus élevée, une inflammation du foie et des triglycérides plasmatiques.
« Le microbiome intestinal peut jouer un rôle dans le SOPK, dans les complications métaboliques, et ces changements peuvent être constatés chez les adolescentes qui sont au début de cette maladie », a déclaré M. Green.

Modifier la composition du microbiome

De futures études sont nécessaires afin de savoir si en modifiant la composition du microbiome, le syndrome des ovaires polykystiques peut être guéri ou si les symptômes peuvent être soulagés, lesquels, chez certaines jeunes filles, sont la cause de plusieurs effets indésirables qui affectent leurs qualités de vie pendant de nombreuses années.
Cette recherche a été publiée dans Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.
Source : Endocrine Society
Crédit photo sur Unsplash : J. Meier

Les jeunes obèses ayant le SOPK ont un microbiome altérémartinBiologie
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