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Une nouvelle méthode pour traiter la transpiration excessive consiste à injecter du Botox liquide à haute pression dans la paume des mains et des aisselles, en évitant les injections douloureuses. Une petite étude de cette technique expérimentale a montré qu’elle aidait à réduire la transpiration des paumes et des aisselles.

Du Botox contre la transpiration excessive

La transpiration excessive touche environ 5 % des gens. Ce problème entrave souvent les relations et les performances professionnelles en raison d’un sentiment de gêne, de refus de serrer la main ou de se socialiser, de la difficulté à tenir des objets et de la nécessité de changer régulièrement de vêtements, explique Samantha Eisman, de la clinique dermatologique Sinclair, à Melbourne, en Australie.
Les traitements conventionnels comprennent la chirurgie, des médicaments et des antisudorifiques sur ordonnance, mais ils sont souvent inefficaces ou ont des effets secondaires indésirables. Par exemple, une opération visant à arrêter la transpiration des paumes et des aisselles peut entraîner une transpiration d’autres parties du corps.
Les injections de toxine botulique – vendues sous le nom commercial de Botox – pour bloquer les nerfs responsables de la transpiration sont une alternative de plus en plus populaire. Cette méthode fonctionne bien pour de nombreuses personnes, mais peut être extrêmement douloureuse, même sous anesthésie, car il faut insérer des aiguilles à un centimètre dans les paumes et les aisselles sensibles.

Une alternative sans aiguille

Pour surmonter cet inconvénient, Hyoung Moon Kim, de la clinique pour la peau de Maylin en Corée du Sud, et ses collègues ont inventé une alternative sans aiguille qui projette le Botox liquide dans la peau à l’aide d’une buse à jet à haute pression.
Ils ont testé cet appareil sur 20 personnes souffrant de transpiration intense au niveau des paumes ou des aisselles, ou les deux, et ont constaté que cette buse permettait d’injecter le Botox dans leur peau. Un mois plus tard, les participants ont déclaré que leur transpiration avait pratiquement disparu, ce qui a été confirmé par des tests chimiques sur leur peau.
Cette étude n’a pas comparé les injections avec cette buse à jet à haute pression, mais Kim affirme que ce nouveau dispositif était moins douloureux que les injections conventionnelles de Botox. Les participants à cette étude ont rapporté un taux de douleur moyen de seulement 16 sur 100 lorsqu’il était appliqué sur leurs aisselles et de 33 sur 100 lorsqu’il était appliqué sur leurs paumes. Aucun autre effet secondaire n’a été signalé.

Une étude pour comparer les deux méthodes

Les chercheurs devront réaliser une étude plus importante qui comparera directement les injections de Botox conventionnelles avec cette nouvelle technique pour confirmer que cette dernière est moins douloureuse et fonctionne toujours aussi bien, déclare M. Eisman. « Cela semble certainement être une option encourageante si une étude plus importante confirme son efficacité », dit-elle.
Cette recherche a été publiée dans Skin Research and Technology.
Source : New Scientist
Crédit photo : Pixabay