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Des études scientifiques continuent de nous démontrer comment l’exercice peut apporter toute une série de bénéfices cognitifs, allant de réduire le risque d’avoir l’Alzheimer à l’amélioration immédiate de nos capacités d’apprentissage. Les chercheurs travaillant dans ce domaine à l’université d’Australie du Sud se sont intéressés à la neuroplasticité, et ont découvert que deux styles d’entraînement en particulier donnent à cette fonction cérébrale clé le plus grand coup de fouet.

Stimuler la neuroplasticité

La neuroplasticité désigne la capacité du cerveau à recâbler les connexions neuronales au cours de sa vie, que ce soit en réponse à certaines expériences, en construisant des souvenirs, en acquérant de nouvelles compétences ou en s’adaptant à de nouveaux environnements. Elle est donc considérée comme essentielle au développement d’un cerveau sain de la petite enfance à l’âge adulte. Les auteurs de cette nouvelle étude ont voulu savoir comment l’exercice peut influencer cette voie.
« Nous savons déjà qu’un exercice aérobique régulier est bon pour le cerveau, car il améliore la mémoire, l’attention et l’apprentissage », déclare le Dr Ashleigh Smith, coauteur de cette étude. « Cependant, nous devons comprendre pourquoi il est si bénéfique et quels sont les meilleurs exercices, leur intensité et leur durée ».
Pour trouver des réponses à ces questions, Mme Smith et son équipe ont mené des expériences où 128 participants en bonne santé âgés de 18 à 65 ans ont été exposés à divers types d’entraînement. Ceux-ci allaient d’exercices continus de faible intensité à des exercices par intervalles de haute intensité, avec des fréquences cardiaques variant entre 50 et 90 % du maximum que cet organe peut atteindre.

Le meilleur résultat venait de 25 minutes d’exercice aérobique modéré

En utilisant la stimulation magnétique transcranienne, l’équipe a mesuré les changements de la neuroplasticité des sujets avant et après les exercices. Les changements les plus profonds, ont constaté les chercheurs, ont suivi 20 minutes d’entraînement par intervalles à haute intensité ou 25 minutes d’exercice aérobique modéré en continu.
En outre, l’équipe a recueilli des informations sur l’activité de l’hormone du stress, le cortisol, pendant ces différents exercices. Cela semble être un facteur majeur dans la mesure où un exercice particulier est mentalement bénéfique, car des niveaux élevés de cortisol peuvent bloquer la neuroplasticité. Les chercheurs ont constaté que le fait de mélanger le rythme par un entraînement par intervalles de haute intensité semblait permettre aux niveaux de cortisol de revenir à des niveaux normaux et sains.
Cette recherche a été publié dans Journal of Science and Medicine in Sport. Vous pouvez voir dans la vidéo ci-dessous les explications d’une des chercheuses.

Source : University of South Australia
Crédit photo : Pixabay