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Les ondes radio émises par une étoile naine rouge ont une source inhabituelle : une planète en orbite. Les astronomes qui utilisent le radiotélescope Low Frequency Array aux Pays-Bas ont découvert que l’étoile naine rouge GJ1151 émet des signaux radio fluctuants qui correspondent au fait que cette étoile possède une planète de la taille de la Terre qui effectue une orbite complète tous les quelques jours.

Une interaction étoile-planète

Une planète en orbite à cette distance se trouverait probablement dans la zone habitable d’une étoile – la région dans laquelle les températures permettent à l’eau liquide de circuler à la surface d’une planète.
Cependant, cette étoile génère des ondes radio car sa planète agit comme une dynamo électrique. La force de ces ondes montre qu’une puissance électrique importante circule entre l’étoile et cette planète, ce qui fournirait une chaleur supplémentaire à l’atmosphère de cette planète. Elle pourrait même faire bouillir l’atmosphère dans l’espace, rendant ainsi ce monde inhabitable.
Selon Harish Vedantham, de l’Institut néerlandais de radioastronomie, qui a dirigé ces travaux, il existe une grande incertitude quant à la taille et la masse de cette planète, de sorte qu’il est difficile de dire ce qui se passe dans son atmosphère. Mais il pense que cela pourrait être une méthode prometteuse pour la détection des exoplanètes dans le futur.

Une découverte qui permet de meilleures estimations

« Nous savons maintenant que ce chemin existe et nous savons comment le parcourir », déclare Vedantham. L’étape suivante consiste à tenter de détecter une planète grâce à l’attraction gravitationnelle qu’elle exerce sur son étoile, ce qui la ferait légèrement remuer. Cela permettrait d’obtenir de meilleures estimations de la masse et de l’orbite d’une planète, et de laisser les chercheurs déterminer l’état de son atmosphère.
L’équipe étudie également les données radios pour que d’autres étoiles puissent être utilisées pour rechercher d’autres planètes. D’autres méthodes de détection ont permis de trouver de nombreuses planètes autour des naines rouges, et ces étoiles ont généralement de forts champs magnétiques.

Une étude ayant de profondes implications 

Hannah Wakeford, une scientifique spécialiste des exoplanètes à l’Université de Bristol, au Royaume-Uni, affirme que ces nouveaux travaux pourraient être importants. « C’est une étude fascinante et elle a de profondes implications dans notre compréhension des exoplanètes, si elle est corroborée », dit-elle.
Cette recherche a été publiée dans Nature Astronomy.
Source : New Scientist
Crédit photo : Pixabay