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Des chercheurs ont découvert que six mois de musculation (lever des poids) peuvent aider à protéger les zones du cerveau particulièrement vulnérables à la maladie d’Alzheimer jusqu’à un an plus tard l’arrêt des exercices.

La musculation protège des zones du cerveau

L’équipe, dirigée par des chercheurs de l’université de Sydney, a mené un essai clinique auprès de personnes âgées à haut risque de développer la maladie d’Alzheimer en raison d’une légère déficience cognitive.
Ces troubles cognitifs légers impliquent une diminution de la mémoire et d’autres capacités de réflexion malgré des aptitudes à la vie quotidienne généralement intactes, et constituent l’un des plus importants facteurs de risque de démence. Les personnes souffrant de troubles cognitifs légers ont un risque sur dix de développer une démence dans l’année qui suit.
Les participants à cette étude ont été répartis au hasard pour faire un entraînement cérébral informatisé, un entraînement musculaire, un entraînement combiné ordinateur et force, qu’ils ont fait pendant six mois, suivi de leur activité habituelle pendant 12 mois. L’étude à long terme a montré que l’entraînement musculaire entraînait des bénéfices globaux pour les performances cognitives, des bénéfices liés à la protection contre la dégénérescence dans des sous-régions spécifiques de l’hippocampe.
La musculation est un type d’exercice physique qui nécessite une contraction répétitive des principaux groupes de muscles contre une force opposée, généralement un poids libre ou l’utilisation d’un équipement de gymnastique. Les participants à cette étude ont effectué un entraînement de force supervisé pendant seulement 90 minutes au total chaque semaine, sur deux ou trois séances hebdomadaires.

L’entraînement musculaire protège certaines sous-régions de l’hippocampe

Le Dr Kathryn Broadhouse qui a dirigé cette analyse a déclaré que les données montraient que l’entraînement musculaire pouvait exercer des effets biologiques importants. « Nos recherches montrent que l’entraînement musculaire peut protéger certaines sous-régions de l’hippocampe de la dégénérescence ou du rétrécissement pendant une période pouvant aller jusqu’à 12 mois après l’arrêt de l’entraînement ».
Pour arriver à ses conclusions, l’équipe a procédé à des scanners cérébraux par IRM des participants trois fois sur une période de 18 mois et a utilisé certaines des dernières avancées en matière d’analyse d’images pour quantifier les changements dans les sous-régions de l’hippocampe – le centre de la mémoire du cerveau.
« La segmentation de l’hippocampe est difficile car les frontières entre les structures sont parfois floues et même les anatomistes débattent de la ligne à tracer. Nous avons donc limité notre analyse aux sous-régions où les données sont cohérentes », a déclaré le Dr Broadhouse.
Le professeur Michael Valenzuela, chef du groupe de neurosciences régénératives au Centre du cerveau et de l’esprit de l’Université de Sydney et auteur principal de cette étude, estime que cette découverte devrait modifier le message de la prévention de la démence. « C’est la première fois qu’une intervention, qu’elle soit médicale ou liée au mode de vie, est capable de ralentir et même d’arrêter la dégénérescence dans des zones du cerveau particulièrement vulnérables à la maladie d’Alzheimer », a déclaré le professeur Valenzuela.

Une stratégie importante pour réduire les risques de démence

« Étant donné que cela était également lié à la protection contre le déclin cognitif, le message est clair : l’exercice musculaire doit devenir un élément standard des stratégies de réduction des risques de démence », a-t-il déclaré.
Cette recherche a été publiée dans NeuroImage: Clinical.
Source : University of Sydney
Crédit photo : Pixabay

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