une-petite-molécule-contre-la-maladie-de-Parkinson
La progression de la maladie de Parkinson est caractérisée par une capacité réduite du cerveau à produire de la dopamine, un neurotransmetteur responsable des messages qui contrôlent les mouvements du corps.

Produire plus de dopamine

C’est la raison pour laquelle une grande partie de la recherche dans ce domaine se concentre sur la mise au point de thérapies capables de stopper cette baisse. En Finlande, des scientifiques ont maintenant découvert une voie prometteuse sous la forme d’une nouvelle molécule qui a permis d’augmenter les niveaux de dopamine chez les souris.
L’amélioration de la capacité du cerveau à produire de la dopamine et la protection des cellules cérébrales saines productrices de dopamine constituent un axe essentiel pour les scientifiques médicaux qui travaillent sur de nouvelles thérapies pour la maladie de Parkinson.
En général, lorsqu’un patient est diagnostiqué avec cette maladie, il a déjà perdu 70 à 80 % de ces cellules, et il n’existe actuellement aucun traitement capable d’arrêter ce processus dégénératif.
Une possibilité consisterait à utiliser une protéine facteur de croissance appelée facteur neurotrophique dérivé de la lignée cellulaire gliale (GDNF). Des recherches antérieures ont montré que l’administration de cette protéine pouvait offrir un moyen de traiter ou même d’inverser les effets de la maladie de Parkinson, notamment une étude de 2019 qui a testé un implant cérébral chez des patients humains comme système pour délivrer ce neurotransmetteur, avec des résultats prometteurs.

Une petite molécule appelée BT13

Cependant un défaut de cette approche est la taille relativement importante de la protéine GDNF. Cela signifie qu’elle nécessite des procédures complexes pour l’introduire dans le cerveau, mais l’équipe de l’Université d’Helsinki prétend avoir découvert une molécule qui semble être beaucoup plus facile à gérer. Appelée BT13, cette molécule cible les mêmes récepteurs que le GDNF, mais sa taille est bien plus petite.
Son efficacité dans le traitement de la maladie de Parkinson a été mise à l’épreuve dans des études avec des rongeurs, où cette molécule a été administrée à des souris atteintes de la maladie de Parkinson. Les scientifiques ont découvert que non seulement elle permettait d’augmenter les niveaux de dopamine, mais qu’elle activait également un récepteur qui protégeait les cellules cérébrales saines qui produisent de la dopamine.
« Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont désespérément besoin d’un nouveau traitement qui puisse arrêter cette maladie, au lieu de simplement masquer les symptômes », déclare le professeur David Dexter, directeur adjoint de cette recherche.
« L’un des plus grands défis pour la recherche sur la maladie de Parkinson est de savoir comment faire passer les médicaments au-delà de la barrière hémato-encéphalique. La découverte de la BT13 a donc ouvert une nouvelle voie à explorer pour lutter contre cette maladie ».

Améliorer les propriétés de la BT13

L’équipe travaille actuellement à l’amélioration des propriétés de la BT13, ainsi qu’à l’étude d’autres molécules similaires en vue de réaliser des tests sur des sujets humains. « Nous travaillons constamment à l’amélioration de l’efficacité de la BT13 et nous testons actuellement une série de composés similaires », a déclaré le Dr Yulia Sidorova, chercheur principal de cette étude. « Notre but ultime est de faire passer ces composés au stade des essais cliniques ».
Cette recherche a été publiée dans Movement Disorders.
Source : Parkinson’s UK
Crédit photo : Pixabay

Une petite molécule contre la maladie de Parkinsonmartinbiothechnologie
La progression de la maladie de Parkinson est caractérisée par une capacité réduite du cerveau à produire de la dopamine, un neurotransmetteur responsable des messages qui contrôlent les mouvements du corps. Produire plus de dopamine C'est la raison pour laquelle une grande partie de la recherche dans ce domaine se concentre...