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Le diagnostic du coronavirus prend environ une heure avec les méthodes actuelles. Une nouvelle technologie basée sur une combinaison de particules optiques et magnétiques, peut tester rapidement 100 échantillons de patients potentiellement infectés par ce type de virus et réduire le temps de diagnostic à environ 15 minutes.

Détecter les coronavirus en 15 minutes

Le temps qu’il faut actuellement pour diagnostiquer un coronavirus constitue l’un des plus grands défis dans le traitement des patients infectés et augmente le risque d’exposition. Grâce à cette nouvelle technologie, développée par le Dr Amos Danielli de la Faculté d’ingénierie Alexander Kofkin, les tests de salive peuvent être analysés en 15 minutes. Il a déjà été prouvé que cette technologie réduit le temps de diagnostic du virus Zika et elle est actuellement utilisée dans le laboratoire central de virologie du ministère de la santé à l’hôpital Tel Hashomer.
Le laboratoire du Dr Danielli a développé une technologie pour la détection de séquences d’ARN spécifiques au virus en attachant l’ARN du virus à une molécule fluorescente qui émet de la lumière lorsqu’elle est éclairée par un rayon laser. À de très faibles concentrations d’ARN, le signal émis est si faible que les appareils existants ne peuvent le détecter.
« Si nous pensons à la salive d’un patient atteint d’un coronavirus remplissant une pièce entière, alors ce faisceau laser peut être comparé à la taille d’un poing et à de faibles concentrations d’ARN viral, il pourrait n’y avoir que 2 ou 3 molécules fluorescentes dans ce poing », explique M. Danielli.
L’ajout de particules magnétiques à la solution leur permet d’adhérer aux molécules fluorescentes. Cela permet d’obtenir une plus grande concentration de molécules fluorescentes et une mesure beaucoup plus précise.

Simplifier le processus de diagnostic et le rendre plus précis

Deux objectifs principaux ont guidé le Dr Danielli dans le développement de cette technologie : simplifier le processus de diagnostic et le rendre plus précis. « Ce développement repose sur l’utilisation de deux petits électroaimants, qui sont des aimants alimentés par un courant électrique.
En les positionnant correctement, nous avons pu créer un champ magnétique puissant et recueillir les milliers de molécules fluorescentes de la solution entière et les agréger à l’intérieur du faisceau laser, multipliant ainsi l’intensité du signal par plusieurs ordres de grandeur. Mais ce n’est pas tout. Au lieu de pomper la solution, nous faisons fonctionner les électroaimants alternativement, une fois à gauche et une fois à droite, en déplaçant les molécules d’un côté à l’autre, dans et hors du faisceau laser.
Lorsqu’elles traversent le faisceau laser, elles s’illuminent. Lorsqu’elles sortent du faisceau lumineux, elles ne sont plus éclairées. Ce scintillement nous permet, sans aucune procédure supplémentaire, de déterminer avec précision si une personne a été exposée à un coronavirus ».
La grande sensibilité de cette plateforme et sa facilité d’utilisation facilitent son utilisation dans les endroits où les ressources sont limitées. Afin de fournir aux médecins une méthode alternative pour une détection précise, le groupe du Dr Danielli collabore également avec des universités européennes pour identifier les anticorps que le système immunitaire produit contre les coronavirus.

Des investisseurs pour accélérer le développement du kit

Alors que le Dr Danielli met au point des kits pour identifier diverses maladies, comme le Zika et le coronavirus, MagBiosense, une entreprise d’appareils médicaux, développe un dispositif de la taille d’une machine à café domestique qui sera basé sur la technologie du Dr Danielli. Actuellement, le Dr Danielli est à la recherche d’un investisseur pour accélérer le développement de son kit de coronavirus, afin qu’il puisse être rapidement utilisée dans les hôpitaux.
Source : Bar-Ilan University
Crédit photo : Pixabay