NASA-vénus-aide-concevoir-son-rover
La NASA recherche de l’aide pour concevoir un élément essentiel d’un rover qui pourrait un jour explorer la jumelle de la Terre, Vénus. Cet élément permettrait au rover d’explorer la surface en toute sécurité, et devrait être capable de supporter un environnement hostile auquel les atterrisseurs de l’ère soviétique ne pouvaient survivre qu’un peu plus de deux heures avant d’être détruits.

La NASA demande votre aide

Vénus est souvent décrite comme la jumelle de la Terre, principalement en raison de sa taille, de sa composition et de sa masse qui sont similaires à celles de notre planète. Cependant, si vous étiez instantanément transporté à sa surface, vous mourriez très rapidement, et de façon encore plus horrible.
Cette planète voisine a une température moyenne en surface de 462 °Celsius et, grâce à son atmosphère super dense, une pression en surface est 90 fois supérieure à celle de la Terre. Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que les scientifiques en sachent relativement peu sur Vénus. Même des explorateurs robotiques les plus coriaces ne pourraient pas supporter longtemps ce genre de contraintes.
Non pas qu’ils n’aient pas essayé. Plus récemment, l’agence spatiale russe a envoyé sur Vénus le module d’atterrissage Vega 2, qui a atterri en 1985. Neuf sondes de l’ère soviétique ont atteint la surface de Vénus, et même le plus robuste de ces explorateurs n’a survécu que 127 minutes avant de succomber.

Pour la future mission AREE 

Un rover mobile de plus longue durée sera nécessaire pour explorer véritablement ce monde hostile. Ce pourrait être la mission de l’AREE (Automaton Rover for Extreme Environments) de la NASA. Pour réussir, AREE doit être capable de traverser la surface de Vénus tout en faisant des observations scientifiques, et être capable de survivre plus de deux heures.
« La Terre et Vénus sont fondamentalement des planètes sœurs, mais Vénus a pris un tournant à un moment donné et est devenue inhospitalière à la vie telle que nous la connaissons », explique Jonathan Sauder, ingénieur mécatronique senior au JPL et chercheur principal pour le concept AREE. « En nous mettant au sol et en explorant Vénus, nous pouvons comprendre ce qui a provoqué la divergence entre la Terre et Vénus sur des chemins très différents ».
Dans l’espoir de prolonger la durée de vie d’un rover à des mois plutôt qu’à des heures, l’agence a proposé de s’éloigner des systèmes électroniques, qui tombent rapidement en panne à des températures extrêmes et de s’orienter vers une approche basée sur des robots plus primitifs.
Le public est invité à concevoir une partie spécifique de ce rover – un nouveau capteur d’évitement capable de détecter les obstacles tels que les rochers, les crevasses, les terrains accidentés et une myriade d’autres dangers.

Vous pourriez gagner des prix

La NASA offre un prix de 15 000 $US pour ce capteur qui se classera premier du ce défi, 10 000 $ pour le deuxième et 5 000 $ pour le troisième.
« C’est une occasion passionnante pour le public de concevoir un composant qui pourrait un jour se retrouver sur un autre corps céleste », commente Ryon Stewart, coordinateur de ce défi pour le NASA Tournament Lab. « La NASA reconnaît que les bonnes idées peuvent venir de partout et que les concours qui offrent des prix sont un excellent moyen de susciter l’intérêt et l’ingéniosité du public et de rendre l’exploration spatiale possible pour tout le monde ».
Le concours est hébergé sur la plateforme de crowdsourcing heroX, et les soumissions sont ouvertes jusqu’au 29 mai 2020.
Source : NASA JPL

NASA : le public est invité à concevoir une partie de son rovermartinEspace
La NASA recherche de l'aide pour concevoir un élément essentiel d'un rover qui pourrait un jour explorer la jumelle de la Terre, Vénus. Cet élément permettrait au rover d'explorer la surface en toute sécurité, et devrait être capable de supporter un environnement hostile auquel les atterrisseurs de l'ère soviétique...